La tradition islamique de la réforme
L’ Islam est-il, comme le prétend un cliché récurrent, incapable d’évolution, marqué par le fatalisme et l’immobilisme ?
Et s’il était à l’opposé des représentations caricaturales dont il est victime depuis des siècles dans le monde occidental ? Au lieu d’être la religion de la bigoterie et de la stagnation, ne serait-il pas plutôt celle de la raison et de la réforme permanente ?
Telle est la thèse de cette étude qui, à contre-courant des idées reçues, affirme que l’Islam est tout entier tourné vers l’action parce qu’il repose sur le lien indissoluble de la Tradition et du progrès. Le réformisme n’est pas une option nouvelle mais, au contraire, un concept très précisément au coeur de l’Islam, dès l’origine. L’Islam est par nature réformiste et c’est la réactivation de l’effort d’interprétation (ijtihâd) qui permettra de redécouvrir toute la vitalité créatrice de la religion musulmane. Ainsi, l’Islam conserve encore la possibilité de répondre, d’une manière positive et constructive, aux défis du monde moderne.
Charles Saint-Prot, directeur de l’Observatoire d’études géopolitiques à Paris, est chercheur au Centre Maurice Hauriou à la Faculté de droit Paris Descartes et professeur à l’Université ouverte de Catalogne dans le cadre du Master international d’études islamiques et arabes. Il est l’auteur de nombreux ouvrages de référence, traduits en plusieurs langues, sur l’Islam et le monde arabe.
« Cet ouvrage constitue donc un outil clé pour comprendre la pensée musulmane et mieux appréhender d éventuels mouvements réformistes. »
H.M., Moyen Orient, avril/juin 2011
Charles Saint-Prot a été interviewé par Valeurs Actuelles, à propos de la religion au cœur de la crise actuelle en Orient, le 17 février 2011
« Une représentation de l'islam comme religion d'ouverture et de tolérance à rebours des images qui le caricaturent et le déforment. »
La Quinzaine Littéraire, le 1er octobre 2010
"Avec ce livre, Saint-Prot opte aujourd'hui pour un « retour aux sources » de l'islam qu'il pare des vertus d'une créativité qui lui serait naturelle, déniant ainsi la réputation d'immobilisme de cette religion."
Annie Laurent, L'Homme nouveau, 25 février 2012