Jazz power

Jazz power

Anthropologie de la condition noire chez Ralph Ellison

25,00 (Disponible en numérique)

La vie de Ralph Ellison (1913-1994) est exceptionnelle. Né en Oklahoma, six ans seulement après le rattachement de ce territoire indien à l’Union, il est l’enfant de multiples migrations : noire avec ses parents pionniers attirés par le rêve américain dans ce nouvel État ; indienne avec sa mère ; juive, avec des employeurs qui lui apprennent le yiddish. Une telle identité lui a permis de prétendre choisir ses ancêtres et de ne pas souscrire aux diverses mystiques de la négritude, position qui le mettra en porte-à-faux vis-à-vis de la génération radicale des années 1960, celle qui faisait rimer free jazz et black power. C’est en écrivant sur la musique, le jazz en particulier, que Ralph Ellison exprimera le mieux ses idées. Le jazz, loin de consister en un repli frileux sur une identité se suffisant à elle-même, a eu le pouvoir de recycler tant d’influences diverses qu’il appartient à part entière à la culture occidentale. C’est même cette dernière qui a pris, depuis, un peu de la couleur du blues. C’est à une nouvelle façon d’envisager les rapports des Noirs à la modernité que nous invite Ellison et qu’explore pour nous ce livre où se répondent musique, littérature et anthropologie.

  • Emmanuel Parent

    Emmanuel Parent est maître de conférences en musique à l’université de Rennes 2 ...

9782271085948
15/05/2015
240
15.0 x 23.0 cm

Presse :

Emmanuel Parent a été interviewé par David Brun-Lambert pour Le courrier de Genève, le 9 mai 2015.

« Le livre de l’anthropologue Emmanuel Parent, Jazz power, fait le choix judicieux de ne pas entrer dans la polémique. Ici, il est plutôt question de s’accorder un temps de pause pour replacer les positionnements d’Ellison dans le contexte plus large d’une pensée travaillée et cohérente.En se concentrant sur une étude des textes qu’il écrivit sur la musique et le jazz, Parent dresse le portrait d’un Ellison à la pensée tentaculaire, peur-être plus anthropologue qu’activiste, dont l’objectif ne fut autre que d’observer la complexité culturelle de l’Amérique et d’en déceler les dynamiques. »

Pauline Guedj, Politis, 18/24 juin 2015

« En dépit d’une conclusion quelque peu timorée, qui aurait pu davantage synthétiser et souligner les apports essentiels de ce livre foisonnant, Jazz Power est un livre intéressant et stimulant, abondamment et solidement documenté, et à la problématique
originale, qui articule en permanence trois niveaux : la vie, l’oeuvre et les prises de position de l’écrivain Ralph Ellison, l’histoire du jazz et l’anthropologie des Noirs américains. On y découvre notamment la richesse et la vigueur souvent insoupçonnées, du moins par le signataire de ces lignes, des débats qui ont secoué voire déchiré la communauté afro-américaine durant le XXe siècle. »

Jean-Pierre Digard, L’Homme, 2015/3 (n° 215)

« Organisé en 9 chapitres, Jazz Power se penche naturellement sur la biographie d’Ellison avant de s’intéresser à sa pensée. Celle-ci est contextualisée (historiquement/ géographiquement) et mise en regard d’autres grands écrivains africains-américains tels que Richard Wright ou LeRoi Jones/Amiri Baraka. Si l’on s’intéresse à cette partie de l’histoire des Etats-Unis, mais qu’on se perd dans la subtilité des débats entre les grandes figures de cette histoire, Jazz Power est une excellente lecture clarifiant les choses. On comprend ainsi que Ralph Ellison s’oppose à Richard Wright, auteur notamment de Black Boy (traduit Un enfant du pays), en ce qu’il fait du jazz un paradigme de la culture noire américaine. Pour Ellison, le jazz, fait non seulement partie de cette culture, mais en incarne les principales caractéristiques principales. »

Raphaëlle Tchamitchian, Africultures, 13 octobre 2015

« L’ouvrage d’Emmanuel Parent vient combler un grand vide critique en France. (…) On ne peut que recommander ce livre ardu mais riche, qui donne envie de lire ou relire Ellison, dont l’influence est bien plus importante qu’on ne croit, y compris aujourd’hui. Ce n’est pas le moindre de ses mérites. »

Frédéric Sylvanise, La vie des idées, 11 janvier 2016

« On pourrait écrire un livre entier sur cet ouvrage d’une grande densité je n’ai fait ici qu’effleurer l’objet, histoire de vous donner, si vous vous intéressez au jazz, envie de le lire en entier. »

The Lion, mai 2016

Radio :

Jazz power a fait l’objet d’une chronique sur France Musique dans l’émission « Open Jazz », mardi 23 juin 2015.

Emmanuel Parent était l’invité de la matinale sur TSF Jazz, jeudi 25 juin 2015.

Les médias en parlent