Ferdinand Ier de Bulgarie

Un tsar dans la tourmente des Balkans

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Fondée en 1878 par le traité de San Stefano, puis mutilée par celui de Berlin la même année, la principauté autonome de Bulgarie voit ses destinées confiées en 1887 à Ferdinand de Saxe-Cobourg et Gotha. Le nouveau knyaz s’évertue dès son avènement à imposer les ambitions de son pays dans l’arène internationale et à mener les Bulgares vers la réalisation de leurs idéaux nationaux. À la fois vassale de l’Empire ottoman, jusqu’à la reconnaissance de son indépendance en 1908, et sous influence russe, la Bulgarie demeure un enjeu du conflit latent que se livrent les deux empires. Ferdinand Ier se heurte également à la rivalité des États environnants et aux politiques balkaniques contradictoires des puissances européennes.
Le prince aiguise son sens de la diplomatie au fil des ans. Il déploie une politique extérieure visant à tirer profit de la position stratégique de son pays et des inimitiés des forces en présence. Cette politique est mise à l’épreuve au cours des secousses qui rythment les premières décennies du XXe siècle, notamment pendant les guerres balkaniques et le premier conflit mondial. Les deux défaites de 1913 et 1918, vécues par la population comme des « catastrophes nationales », ont durablement marqué la mémoire bulgare. Mais ces échecs, loin d’être imputables au seul Ferdinand, résultent aussi d’un écheveau de causes complexes caractérisant alors la région.
Au travers du portrait du tsar, Charlotte Nicollet présente une histoire incarnée des Balkans à la veille du délitement ottoman.

  • Charlotte Nicollet

    Charlotte Nicollet, historienne, est consule honoraire de France à Split (Croatie) ...

9782271119841
08/07/2021
352
15 x 23 cm

« S’il porte une responsabilité dans l’amputation de territoires aux Grecs et aux Serbes, l’auteur nous montre que c’est le résultat des maladresses, des contradictions, voire de l’irréalisme d’un mouvement national bulgare fragmenté et parfois incohérent. »

Tigrane Yégavian, Conflits, septembre-octobre 2021.

« Ferdinand a quelque chose de tragique, piégé entre la tradition et la modernité, et cette biographie lui rend justice. »

Sylvain Bonnet, Boojum, le 22 octobre 2021.

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