Le prêtre et le médecin

Le prêtre et le médecin

Des saints guérisseurs à la bioéthique

25,00 (Disponible en numérique)

Un millénaire de relations tumultueuses entre prêtres et médecins, du Moyen Age à aujourd’hui.

Les relations entre l’Église et la médecine furent longtemps conflictuelles. Au Moyen Age, l’impuissance de la médecine face aux maladies garantissait la suprématie du prêtre : la vie humaine, disait-il, est misérable, le corps méprisable, la mort inéluctable, et la douleur une bénédiction du ciel.

Cette conception est progressivement remise en cause à partir de la Renaissance. Avec les avancées de la chirurgie et de la dissection, les médecins émettent des doutes sur l’existence d’un au-delà et sur la conception dualiste de l’homme, corps et âme : l’homme ne serait-il pas un produit de la nature, une pure machine ? Au nom de ces idées, de nombreux médecins se révoltent contre la tutelle des prêtres, et deviennent, avec le courant scientiste qui apparaît au xixe siècle, le fer de lance de l’athéisme.

Avec la vague bioéthique, le prêtre est récemment revenu dans le débat, autour de problèmes inédits – procréation artificielle, euthanasie, clones thérapeutiques, manipulations génétiques. La religion, qui a perdu le combat scientifique, entend gagner le combat moral. Mais sa morale, basée sur des écrits deux fois millénaires, est-elle encore adaptée aux réalités du xxie siècle ?

  • Georges Minois

    Georges Minois, ancien élève de l’École normale supérieure, agrégé, est docteur en histoire et docteur d’État ès lettres.

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9782271086525
10/09/2015
458
15.0 x 23.0 cm

« Georges Minois montre comment le christianisme du IVe siècle a instauré une manière de penser le corps en rupture avec les pratiques païennes et la tradition juive. »

Agnès Giard, « Les 400 culs », Blog, Libération, le 7 septembre 2015

« L’un, le prêtre, sauve l’âme. A l’heure de la mort, il arrive portant les saintes huiles et, avec elles, le salut éternel. L’autre, le médecin, sauve le corps. Au moment de la maladie, il scrute les urines pour y chercher le salut terrestre. Entre les deux, il y a de la complémentarité, souvent de la concurrence ; il en va ainsi depuis le Moyen-Âge. Spécialiste de l’histoire culturelle, Georges Minois retrace cette confrontation qui a vu la science suppléer la religion au fil des siècles, avec des temps forts : la peste noire vécue comme le fléau de Dieu, la Réforme qui exalte le médecin, Molière et Diafoirus, la bataille de la vaccination, la bioéthique… Et aujourd’hui qu’en est-il quand la santé devient un droit ? En guise de conclusion (provisoire ?), l’historien pose la question : va-t-on vers une religion de la médecine ? »

Catherine Pauchet, L’Agathois, 22 octobre 2015

« Voilà un livre savant mais qui reste bien agréable à lire, et dans lequel l’auteur a voulu montrer qu’il fallait séparer le rôle du médecin de celui du prêtre, le premier s’appuyant sur des faits, l’autre sur des « chimères ». »

M.B., Lectures (Belgique), nov-déc. 2015

« Etrange couple que forment, depuis le Moyen Âge, le prêtre et le médecin. (…) [Une] relation ambiguë et complexe dont Georges Minois, d’une écriture claire, érudite, décrit au scalpel l’histoire tumultueuse pour en faire ressortir l’avenir incertain. »

Les Cahiers de Sciences&Vie, février 2016

 » Ainsi, Georges Minois, en disséquant l’histoire de la médecine et les débats théologiques, montre de manière fine, comment d’évidentes questions sur l’origine de la maladie ou l’apaisement des souffrances ont pu semer trouble, embarras et conflits au cours des siècles. »

Hélène Bourg, Le Monde des religions, mai/juin 2016.

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