L'économie de l'esclavage colonial

L’économie de l’esclavage colonial

9,85

L’économie des colonies françaises est longtemps restée fondée sur le travail servile. Abstraction faite du caractère idéologique des débats, les abolitionnistes se sont heurtés à de puissants intérêts économiques regroupant colons, financiers et armateurs. Les économistes de la période classique (Adam Smith, Jean-Baptiste Say, Sismonde de Sismondi…), témoins directs du fonctionnement et de l’abolition de l’esclavage, ont pourtant formulé des questions essentielles sur sa persistance, son efficacité relative, les conditions de son déclin et la transition vers un marché du travail libre. Cette série d’études apporte de nouvelles réponses aux débats anciens. Grâce à l’étude des fondements de l’institution du travail servile, de l’histoire des idées économiques et de l’histoire des faits industriels, cet ouvrage propose pour la première fois une vision complète de l’esclavage comparé au travail salarié.

  • André Legris

    André Legris est enseignant-chercheur à l’UNSA-CNRS-GREDEG, centre de recherche en droit et en économie basé à Nice.

  • Fred Célimène

    Fred Célimène est professeur à l’université des Antilles et de la Guyane et directeur du CEREGMIA, laboratoire de recherche en économie.

9782271073082
Biblis
16/02/2012
304
11.0 x 19.0 cm

« Même si dix ans ont passé depuis la première parution de cet ouvrage et que l’historiographie sur l’esclavage a été considérablement nourrie, notamment du fait du débat politique relancé 2005 autour du « fait colonial » et de la politique publique de mémoire1, il faut saluer la tentative déterminante entreprise par les auteurs de rapprochement disciplinaire entre économie et histoire dans le sillage d’un premier travail de Yann Moulier-Boutang (De l’esclavage au salariat. Economie historique du salariat bridé, 1998) qui avait suscité quelques critiques de la part des historiens. »

Aude Argouse, Lectures / Liens socio, avril 2012

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