Penser les génocides

Itinéraires de recherche

25,00 (Disponible en numérique)

Comment travailler sur les génocides et les crimes de masse ? Comment parvenir à élaborer des savoirs, lorsqu’on est confronté quotidiennement à des récits et à des témoignages insoutenables ? Quelles sont les responsabilités scientifiques et sociales des chercheurs et chercheuses étudiant ces sujets qui défient l’entendement humain ?
Ce livre ambitionne d’approfondir la connaissance de ces atrocités mais aussi d’apprécier les efforts considérables déployés par les scientifiques pour parvenir à comprendre de tels phénomènes, à la fois uniques dans leurs mises en œuvre mais comparables dans leurs mécanismes d’éradication de groupes humains et de personnes.
Les spécialistes réunis ici ont accepté de réfléchir à leurs relations avec leur objet de recherche et d’enseignement, d’expliquer pourquoi celui-ci s’est progressivement imposé à eux, d’exposer comment leur choix a emprunté des chemins personnels ou procédé d’interrogations que les champs disciplinaires peinent à assumer. Ils et elles se confient aussi sur l’épreuve et les vertiges qu’entraîne la confrontation avec des passés aussi terrifiants, confrontation destinée à armer la connaissance et à lui redonner du pouvoir face à des mondes de destruction et de négation.

Avec les contributions de
Taner Akçam, Claire Andrieu, Annette Becker, Irène Bellier, Alain Blum, Johann Chapoutot, Jean-Pierre Chrétien, Catherine Coquio, Christian Delage, Isabelle Delpla, Ingolf Diener, Sarah Gensburger, Fatma Müge Göçek, Jan Gross, Anne Yvonne Guillou, John Horne, Joël Hubrecht, José Kagabo, Dzovinar Kévonian, Raymond H. Kévorkian, Hans-Lukas Kieser, Reinhart Kössler, Joël Kotek, Anouche Kunth, Sandrine Lefranc, Sarah Lozé, Henning Melber, Claire Mouradian, Véronique Nahoum-Grappe, Renée Poznanski, Richard Rechtman, Yves Ternon, Karine Vanthuyne.

9782271138453
21/10/2021
360
15 x 23 cm

« Ces deux lectures des violences de masse sont, pour les chercheurs, des alternatives que, d’un point vue plus distant, on pourrait juger cumulables et compatibles. Elles jettent cependant un regard différent sur la propension de l’homme à se transformer en criminel de sang-froid. »

Nicolas Journet, Sciences Humaines, décembre 2021.

« […] écrire l’histoire revient à faire de la politique par d’autres moyens, car les sciences sociales contribuent à démocratiser les sociétés. Pour autant, le travail de ces chercheurs ne relève pas d’un engagement politique, mais d’un acte de conscience, face à un impératif que tous ont en partage : le mal ne peut pas avoir le dernier mot. »

N.C., Le Monde des Livres, le 25 novembre 2021.

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