Le premier temple

Le premier temple

Göbekli Tepe

29,00 (Disponible en numérique)

Préface de Jean Guilaine

Paradis perdu au sud-est de la Turquie ? Stonehenge en Haute-Mésopotamie ? Depuis sa découverte en 1995, Göbekli Tepe déchaîne les passions. Fouillé sur une infime partie, le site néolithique a livré des bâtiments exceptionnels structurés par des centaines de piliers mégalithiques colossaux en forme de « T ». Élevés il y a 12 000 ans, 5 000 ans avant les menhirs de Carnac, 7 000 ans avant les pyramides, ces piliers sont presque tous couverts de fascinants bas-reliefs animaliers (fauves, renards, sangliers, grues, serpents…). Ce gigantesque ensemble bâti par des chasseurs-cueilleurs reste une énigme.

Klaus Schmidt, le fouilleur de Göbekli Tepe décédé récemment, nous a laissé ici le passionnant et vivant récit de sa découverte et de son dégagement. Pour lui, après vingt ans de fouilles et d’études, ces enceintes de pierre constituent un « temple », un grand centre cultuel révélateur d’une révolution religieuse qui aurait précédé la révolution agricole.

Abondamment illustré, cet ouvrage plonge dans l’imaginaire des bâtisseurs à un moment charnière de l’histoire de l’humanité et à l’endroit même où le monde des chasseurs-cueilleurs bascula pour engendrer celui des agriculteurs-éleveurs. Une introduction vivante et documentée à l’histoire et à l’art du Néolithique au Proche-Orient.

Traduit de l’allemand par Thérèse Houdart

  • Klaus Schmidt

    Klaus Schmidt (†), archéologue allemand, enseignait à l’université d’Heidelberg.

9782271081605
27/08/2015
420
14.0 x 20.5 cm

« Le Savant a habilement mêlé carnet de voyage et rapport de recherches. Il explique ses interventions sur le terrain, ses tâtonnements, et expose ses hypothèses comme le ferait un enquêteur […] Le livre de Schmidt est passionnant. Reste à trouver le disciple qui racontera le fin mot de l’histoire. »

Laurent Lemire, Livres Hebdo, 19 juin 2015

« Publié en 2006 en Allemagne, le livre fut un succès. On comprend pourquoi […] « Je n’ai pas eu la prétention d’être exhaustif, mais de transmettre mes connaissances d’une façon attrayante ». Le pari est gagné, d’autant que l’ouvrage est impeccablement illustré. »

Jérémy André, Le Point Références, septembre / octobre 2015

« Ici, le regretté archéologue allemand franchit le pas entre la fouille méticuleuse et l’hypothèse interprétative, évoquant des motivations cultuelles à l’oeuvre sous forme de stèles représentant des divinités, dans un « sanctuaire des derniers chasseurs-cueilleurs de la région », véritable révolution spirituelle et religieuse, préparant et annonçant l’avènement de l’agriculture et de l’élevage qui marqueront la fin du paléolithique dans cette région proche-orientale. »

Pedro Lima, Hominidés, 22 septembre 2015

« Klaus Schmidt, l’heureux fouilleur du site, nous fait revivre cette decouverte majeure pas à pas, au fil de son passionnant récit. »

L’amour des livres, octobre 2015

« Dans ce livre abondamment illustré, l’auteur, mêlant descriptions archéologiques et réflexions personnelles, raconte la découverte et l’histoire de ce sanctuaire bâti dans la région même où le monde des chasseurs-cueilleurs de la préhistoire a basculé pour « engendrer celui des agriculteurs-éleveurs. »

Bernadette Arnaud, Sciences et Avenir, octobre 2015

« Qui, mieux que Klaus Schmidt, pourrait décrire le temple néolithique de Göbekli Tepe ? L’archéologue allemand, décédé l’an dernier, livre dans une réédition traduite à titre posthume le récit captivant d’une des plus grandes découvertes archéologiques de la fin du XXe siècle. »

Les Cahiers de Science&Vie, novembre 2015

« C’est une récente et très grande trouvaille archéologique. À Göbekli (Turquie), des chasseurs-collecteurs pratiquant déjà un peu d’agriculture bâtirent, il y a 11 000 ans, des monuments composés de piliers en pierre de plusieurs tonnes. Ces monolithes portent en bas-reliefs des bêtes d’allure plutôt inquiétante : félins, renards, sangliers, oiseaux aux genoux humains, serpents, araignées… L’auteur illustre et décrit ces figures envoûtantes, se faisant le guide passionné de sa propre découverte. On le suit pas à pas dans ce qu’il interprète comme un grand centre cérémoniel dont seule une petite portion a été fouillée. On l’accompagne dans ses questionnements et interprétations, des plus factuelles jusqu’aux très spéculatives, par exemple sur la mise en culture des premiers champs pour nourrir la main-d’œuvre enrôlée dans ce chantier colossal. Entre conjectures prudentes et acquis mis en perspective, la préface de Jean Guilaine fait utilement le partage. »

Boris Valentin, L’Humanité, 5 février 2016

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