L’autre guerre froide ?

La confrontation États-Unis / Chine

25,00 (Disponible en numérique)

Depuis près d’un quart de siècle, une guerre entre les États-Unis et la Chine est annoncée et redoutée. Elle paraît moins improbable désormais, alors que les rivalités ne cessent de s’exacerber.
Historien des relations internationales, Pierre Grosser revient sur les rapports qu’ont entretenus les deux pays sur le temps long. Très tendues durant les premières décennies de la guerre froide, qui fut chaude en Asie, ces relations semblaient être durablement sur les rails de la coopération après la normalisation des années 1970. Mais les divergences de vue d’un côté et de l’autre du Pacifique n’ont fait qu’entretenir les tensions, jusqu’à la confrontation actuelle.
En mobilisant les riches débats sur les causes et le déclenchement des conflits du XXe siècle, il liste les éléments qui pourraient mener les États-Unis et la Chine à entrer en guerre (en critiquant notamment la notion de « piège de Thucydide », régulièrement mobilisée pour souligner le caractère inévitable d’un affrontement entre les deux puissances), mais aussi ce qui pourrait empêcher qu’elle ait lieu.

  • Pierre Grosser

    Membre du Centre d’histoire de Sciences Po Paris, Pierre Grosser est l’auteur de plusieurs ouvrages, dont 1989, l’année où le monde a basculé (2e éd ...

9782271133984
16/03/2023
392
15 x 23 cm

« Ceux qui suivent Pierre Grosser sur Twitter le savent: ce professeur à Sciences Po, tout aussi incollable sur le sport, le rock et le 7eart que sur les relations internationales, possède une culture encyclopédique, un véritable talent pédagogique et de fortes convictions. L’Autre Guerre froide ?, à la fois très dense et très accessible, en témoigne. »

Frédéric Lemaître, Le Monde, 25 mars 2023

« Dans L’autre Guerre Froide,  qui vient de paraître aux éditions du CNRS, l’historien Pierre Grosser fait le bilan de la rivalité opposant les deux grandes puissances du XXIe siècle. Entre ambition de devenir la première puissance de la planète du côté chinois et crainte de perdre le monopole du leadership mondial du côté américain, un conflit armé est un scénario crédible selon la fameuse théorie du “piège de Thucydide”, que l’auteur analyse dans l’extrait que nous vous présentons aujourd’hui. »

Europe Solidaire Sans Frontière, 16 mars 2023

« Pierre Grosser analyse les éléments de tension qui s’accumulent depuis un quart de siècle, dans le sillage de l’émergence de la Chine comme puissance mondiale et d’une compétition avec l’Amérique de plus en plus tendue. »

Laurent Marchand, Ouest France, 18 mars 2023

« Aujourd’hui, les États-Unis seraient confrontés au dilemme d’accepter ou non les changements tectoniques de la hiérarchie des puissances, et donc la domination qui en résulte de la Chine en Asie, ou de choisir la guerre pour la limiter, avec le risque de s’affaiblir eux-mêmes et de faciliter ce qu’ils voulaient prévenir, une transition vers la domination chinoise. »

La Tribune, 22 mars 2023

« Ce n’est un secret pour personne : les relations entre les Etats-Unis et la Chine s’enveniment chaque jour un peu plus, qu’il s’agisse de l’avenir de Taïwan ou de l’économie. La rivalité des deux géants va-t-elle déraper en conflit ouvert ou ouvre-t-elle la voie à des décennies de guerre froide ? Personne ne le sait et l’ouvrage de Pierre Grosser, professeur d’histoire à Sciences Po, fait mieux que de répondre à cette question. L’auteur s’intéresse à ce que chaque camp pense, comment il voit l’autre. »

Les Echos, 25 mars 2023

Pierre Grosser a accordé un entretien à Gaïdz Minassian pour Le Monde, en janvier 2024.

  • Gilles Biassette, La Croix L’Hebdo, 7 avril 2023

    « La récente affaire du ballon chinois dans le ciel américain a confirmé la tension croissante entre Chine et États-Unis. La référence au « piège de Thucydide » – allusion aux causes de la guerre du Péloponnèse, dans l’Antiquité, entre Sparte, puissance déclinante, et Athènes, puissance émergente – est devenue presque un classique chez les analystes… Le conflit n’est pourtant pas inéluctable, nous dit Pierre Grosser, malgré la mise en place d’un “antagonisme conflictuel” et les différences de perception quant à la sécurité en Asie. »

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