La bienveillance

Un autre regard politique sur l’espace mondial

23,00 (Disponible en numérique)

En faisant de la bienveillance une composante des relations internationales, ce livre propose un regard plus sensible sur notre temps et offre une boîte à outils pour l’action politique à venir.
Car la bienveillance ne rime pas qu’avec mièvrerie et bons sentiments.
Et elle ne se cantonne ni dans la neutralité ni dans l’hégémonie cultivée par certains États. Disposition morale, elle se retrouve dans plusieurs conduites diplomatiques, des commémorations aux négociations. En tant que pratique, elle promeut la non-nuisance, la tempérance ou encore l’attention à l’égard des vulnérables. En témoigne la modération dans l’usage de la force en droit international, la protection des biens publics mondiaux, ou l’hospitalité d’individus ordinaires envers les migrants. Mais elle est surtout au cœur d’un projet politique global ancien, le solidarisme de Bourgeois, prix Nobel de la paix en 1920. Car une solidarité naturelle, de fait, nous lie tous les uns aux autres, nations comme individus. Reconnaître les effets de ces interdépendances est crucial pour l’humanité tout entière.
Explorer et décrire de manière lucide ces formes de bienveillance est une nécessité. Un geste qui ouvre des voies pour réinterpréter le passé, mais aussi pour agir au sein de notre monde, eu égard aux menaces et aux risques qui nous affectent, des pandémies aux  changements climatiques.

  • Frédéric Ramel

    Frédéric Ramel est professeur des universités, directeur du département de Science politique de Sciences Po ...

9782271135643
27/01/2022
304
14 x 20.5 cm

Frédéric Ramel était l’invité d’Emmanuel Laurentin sur France Culture, dans l’émission « Le Temps du débat », le 15 mars 2022.

Frédéric Ramel était l’invité de Marie-France Chatin sur RFI, dans l’émission « Géopolitique, le débat », le 18 mars 2022.

« La bienveillance est souvent associée à tort à de la neutralité, à de l’hégémonie paternaliste ou encore à de la duplicité (la feindre pour protéger in fine ses intérêts).»

Frédéric Ramel accordait un entretien à Clémence Mary dans Libération, le 26 mars 2022.

« Il y quelque ironie à évoquer la bienveillance alors que l’Europe, après l’invasion brutale de l’Ukraine par la Russie, est plongée dans une de ses plus graves crises depuis la Seconde Guerre mondiale. C’est tout l’intérêt, justement, du livre du politiste Frédéric Ramel que de remettre au centre de sa réflexion patiente cette « disposition affective à l’égard des autres » à l’heure où la realpolitik paraît bien davantage à la mode. »

Sciences Humaines, le 30 mai 2022

« Le soubassement conceptuel du livre est impressionnant, et nous remet en mémoire des écrits relativement marginalisés par la dominance étatico-réaliste des deux derniers siècles. On voyagera donc avec grand intérêt dans les deux premières parties de l’ouvrage, de Démosthène à Léon Bourgeois deux parties qui s’efforcent de poser les bases des politiques de la bienveillance. Ces développements ont l’intérêt de replacer la notion de bienveillance dans l’ensemble des matrices susceptibles de gouverner les relations entre communautés humaines : la bienveillance ne se manifeste pas seulement par accès, dans les brèches de l’histoire, mais est une composante permanente des rapports entre ensembles politiques. »

Dominique David, Politique étrangère, 16 juin 2022

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