Chacun sa place

Une géographie morale des mobilités

23,00 (Disponible en numérique)

Dans cet ouvrage, Camille Schmoll interroge les inégalités liées aux mobilités contemporaines. Loin de considérer la mobilité comme un phénomène neutre, elle l’explore comme un révélateur des tensions sociales, politiques et éthiques. En observant la mobilité jugée « désirable » et celle jugée « indésirable » , l’autrice met en lumière un ordre moral des mobilités, structuré par des normes implicites, des jugements de valeur et des rapports de pouvoir. Les « conflits de mobilité » deviennent alors une clef de lecture d’un monde toujours plus vulnérable et intensément connecté.
À partir d’exemples concrets – l’arrivée de demandeurs d’asile à Saint-Brévin, l’occupation de plages grecques par des touristes privilégiés, la construction de l’autoroute A69, la figure de la joggeuse assassinée, la dépendance automobile dans la France périurbaine –, Camille Schmoll montre que chaque forme de mobilité est imbriquée dans un conflit de légitimité, révélant des hiérarchies sociales et spatiales. L’ouvrage nuance l’idée d’une « société hypermobile », en soulignant les nombreuses immobilités imposées, en particulier pour les plus vulnérables, et montre aussi que la mobilité suscite des anxiétés bien au-delà de ses impacts réels. Il relie les expériences vécues de déplacement aux enjeux globaux : genre, écologie, numérique, politique urbaine, etc.
Enfin, Camille Schmoll y interroge la notion de « place » – à la fois position sociale, droit et capacité à se déplacer. Loin d’être une simple question de géographie, la mobilité devient ici un enjeu moral et politique, au cœur des transformations du monde contemporain.

  • Camille Schmoll

    Directrice d’études à l’EHESS, Camille Schmoll est membre de Géographie-cités, membre honoraire de l’Institut Universitaire de France ...

9782271154019
02/10/2025
224
14 x 22 cm

« Camille Schmoll dévoile une « géographie morale » des mobilités où chaque déplacement révèle des tensions sociales et hiérarchies spatiales. Entre liberté de circuler et immobilités subies, elle éclaire les conflits et les valeurs qui structurent nos façons d’occuper le monde. »

Novendi, novembre 2025

Camille Schmoll était l’invitée de Quentin Lafay sur France Culture dans l’émission « Questions du soir », le 7 octobre.

« Dans un ouvrage solide, Camille Schmoll développe l’idée que de multiples contraintes affectent la mobilité, assignant une place à chacun […] l’ouvrage déploie une batterie de concepts qui actualisent la question des mobilités et renouvellent sa pertinence. Une composition maîtrisée et une écriture fluide permettent au lecteur de s’y repérer sans difficulté, démontrant avec brio que les géographes sont susceptibles de porter un regard original sur l’actualité la plus brûlante. »

Pierre Bergel, En attendant Nadeau, 11 novembre 2025

« Sans prendre en compte la part de désir, on ne peut comprendre ni le voyage, ni la migration», déclare Camille Schmoll. La géographie critique et féministe devient ainsi un outil pour repolitiser les mobilités, au-delà des jugements que l’ordre moral dominant leur attribue. Elle permet de réfléchir à la place que nous occupons dans la société et celles auxquelles nous assignons les autres. Pour peut-être, in fine, imaginer un monde différent, où coexister plus justement. »

Portrait de Camille Schmoll dans Le Nouvel Obs, 21 novembre 2025

Camille Schmoll sera l’invitée de Mathieu Vidard sur France Inter dans l’émission « La Terre au carré », le 15 décembre

 

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