Manger local, manger global

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La science a lancé l’alerte. L’alimentation « globale », d’origine industrielle, est responsable d’une part considérable des gaz à effet de serre. Chacun est sommé de se convertir aux vertus du local, aux circuits les plus courts possibles, issus de réseaux identifiés, porteurs de culture. Sans compter le gain qualitatif : les produits frais sont plus riches en nutriments que ceux qui ont traversé les océans.
Pourtant, manger local est-il encore possible aujourd’hui ? Peut-on vraiment se priver des aliments ou des plats qui nous connectent symboliquement au monde ? Car, à l’échelle locale, le monde est riche de diversité : sushi, pizza, nems, couscous, bretzel, cappuccino, paella, kimchi, bortch, tandoori, ceviche, tortilla et mille autres mots étrangers nous sont devenus familiers.
C’est ce nœud local/global que l’on défait ici pour comprendre ce que manger veut dire.

  • Gilles Fumey

    Gilles Fumey est professeur des universités en géographie culturelle de l'alimentation (Sorbonne Université) ...

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9782271086969
Biblis
04/02/2021
192
11 x 18 cm

« Tout est une affaire de volonté pour nous protéger des effets délétères des politiques anciennes – la délégation de l’alimentation aux industriels – qui, pour nourrir la planète, l’ont conduite au bord de l’asphyxie. Car le niveau alarmant de pollution est bien lié à des modèles alimentaires pathogènes pour l’environnement. »

Gilles Fumey accordait un entretien à Guénaële Le Solleu et Jean-Paul Arif, L’Eléphant (Hors-Série), novembre 2021.

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