Écrire en exil

Écrire en exil

Les écrivains étrangers en France 1919-1939

19,41 (Disponible en numérique)

Fitzgerald, Gary, Hemingway, Ionesco, Mann, Miller, Nabokov, Arendt, Tsvetaeva… Des centaines d’écrivains étrangers choisirent de s’installer en France dans l’entre-deux-guerres. Choix volontaire pour certains, orphelins d’une terre natale abandonnée par dépit. Choix contraint et forcé pour d’autres, proscrits pour des raisons politiques ou raciales.

Tous ont l’exil en commun et la France comme terre d’adoption, une France vue comme un pays cosmopolite, un pays de culture, un pays de liberté. Tous sont captivés par le prestige de Paris, capitale mondiale de l’art vivant, le Paris des musées, des théâtres, du jazz, des ballets russes, des cafés qui sont les salons des temps modernes, un Paris ouvert et foisonnant où semblent possibles toutes les audaces et les transgressions. Ou encore la Côte d’Azur où résidaient déjà des écrivains venus chercher dans ce Sud ensoleillé un lieu propice à leur travail.

Ces images idéales résistent-elles à la réalité ? Peut-on trouver des constantes dans la diversité des parcours ? Exilés volontaires et exilés forcés parviennent-ils à se rejoindre et à partager des valeurs ? Dans quelle langue choisissent-ils d’écrire ? Et comment se passe la rencontre avec les artistes français ? Étudiant au plus près le témoignage des écrivains étrangers ayant longuement séjourné en France, Ralph Schor montre les conséquences de cet exil, les blocages pour certains artistes, mais aussi, pour beaucoup, la richesse des expériences vécues, les évolutions intellectuelles et identitaires, les renouvellements dans le domaine de la création littéraire. Ralph Schor signe une fresque intensément vivante de la vie culturelle dans l’entre-deux-guerres.

  • Ralph Schor

    Professeur émérite d’histoire contemporaine à l’université de Nice Sophia-Antipolis, Ralph Schor est notamment l’auteur de Histoire de l’immigration en France (1996), Français et immigrés en temps de crise (2004), Histoire de la société française au XXe siècle (2004), L’Antisémitisme en France dans l’entre-deux-guerres (2005).

9782271076243
07/02/2013
352
15.0 x 23.0 cm

« L’exil donne lieu à des comportements qui dans un autre contexte ne se seraient pas produits (entraide, repli, prise de conscience de ses racines). Outre les textes de témoignages purs, la fuite donne naissance à des livres qui n’auraient pas été écrits sans cette expérience. »

Ariane Charton, Les âmes sensibles, 2 mai 2013

 

« Ce livre a pour mérite d’étudier selon une approche comparative les parcours d’exil d’étrangers venus en France pour des raisons parfois
très différentes, mais partageant néanmoins une même activité littéraire. »

Vingtième siècle, novembre 2013

 

« Un tel maître livre était réellement attendu, depuis bien longtemps. »

Historiens et géographes, novembre 2013

 

« Le livre envisage le paysage littéraire de l’entre-deuxguerres sous un angle original et en donne une vision panoramique. »

Nicolas di Meo, nonfiction.fr, décembre 2013

 

« Du beau travail, minutieux et solide. Au-delà des lieux communs, Ralph Schor nous fait entrer dans le laboratoire de ce qu’on appelle aujourd’hui le transfert culturel. »

L’Histoire, janvier 2014

 

« À côté des cafés, nous faisons avec Ralph Schor le tour des salons étrangers, et spécialement les trois endroits les plus emblématiques de cette immigration intellectuelle: la librairie Shakespeare and Company de Sylvia Beach, rue de l’Odéon; le salon raffiné de Nathalie Barney, rue Jacob, où l’on rencontrait aussi bien Sinclair Lewis que Paul Valéry; enfin l’appartement de Gertrude Stein, que celle-ci habitait rue de Fleurus avec sa compagne Alice Toklas. »

Michel Winock, Cahiers de la Méditerrannée n°88, juin 2014

« L’étude de Ralph Schor ouvre des perspectives pour une approche à la fois comparative et transnationale du phénomène de l’exil – qui permettrait notamment de suivre ceux de ces écrivains qui, durant la guerre, choisirent de poursuivre ailleurs leur exil. »

Elisa Capdevila, Histoire@politique, 20 janvier 2015

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