Sous la direction de Pierre Branda, Éric Anceau

Napoléon III et l’économie

27,00 (Disponible en numérique)

Au lendemain du coup d’État de 1851, le président Louis-Napoléon Bonaparte, s’inspirant des théories saint-simoniennes, engage un grand mouvement de modernisation de la France et y consacre des investissements massifs. Il le prolonge un an plus tard en devenant Napoléon III.
Le système du crédit est réformé, le réseau de chemin de fer étendu et de grandes compagnies de transport maritime sont créées permettant, avec l’instauration du libre-échange et l’ouverture du canal de Suez, l’expansion du commerce extérieur autour des ports de Marseille, Le Havre, Bordeaux, Saint-Nazaire… Les tissus urbains sont réorganisés et les grands magasins apparaissent. L’agriculture connaît un âge d’or : les Landes, la Sologne, la Dombes et la Champagne sont drainées et amendées. Dans l’industrie, enfin, les cadences s’accroissent : la consommation de charbon triple, la production d’acier est multipliée par quatre.
Cependant, la France est frappée par une crise économique au milieu des années 1860. S’ouvre alors le temps des mesures sociales, marqué notamment par la suppression du délit de coalition, la création des premières chambres syndicales, la mise en place de caisses d’assurances, l’égalité de parole entre employeurs et salariés devant les tribunaux. Mais ces efforts ne suffisent pas à rallier les ouvriers au régime.
La trentaine de spécialistes réunis dans ce volume brosse un panorama complet et à jour des derniers travaux de recherche de l’économie du Second Empire, entre libéralisme contrôlé et socialisme dirigé.

Sous la direction de Pierre Branda, Éric Anceau

Préface de François Villeroy de Galhau

9782271135681
11/04/2024
384
15 x 23 cm

« La France du Second Empire est le paradis fiscal de l’Europe » : les leçons économiques de Napoléon III à Emmanuel Macron

Pierre Branda a accordé un entretien à Maxime Coupeau pour Valeurs Actuelles, le 11 avril 2024.

 » Les crises économiques de 1857 et 1867 avec le chômage et la misère qui les escortent ne sont pas oubliés. Mais c’est bien « une France en mouvement » qui émerge des travaux des chercheurs. Napoléon III et l’économie est en outre une précieuse refonte de l’historiographie d’un domaine qui la réclamait. »

L’Histoire, 15 mai 2024

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