Prisonnières politiques en Espagne

Fin et sortie de dictature

26,00 (Disponible en numérique)

La prison politique, une affaire d’hommes ? En se penchant sur les expériences intimes et collectives de militantes antifranquistes incarcérées des années 1960 aux années 1980, ce livre montre qu’il s’agit bien d’une affaire de genre.

S’appuyant notamment sur des sources orales pour écrire une histoire polyphonique, Irène Gimenez se place au plus près des corps de ces femmes et de leur quotidien carcéral, marqué par les tortures, mais aussi par des modes d’auto-organisation et des amitiés. Elle analyse les féminités et masculinités militantes que l’institution révèle autant qu’elle façonne.

Ce livre croise histoire des résistances et de la répression franquiste.
Il réinsère les parcours politiques de cette génération née après la guerre d’Espagne dans les mouvements révolutionnaires des années 68. Il scrute également les débats liés aux mémoires de ces engagements. Interroger la catégorie de prisonnier et prisonnière politique permet d’appréhender des systèmes répressifs entremêlés, entre héritages de la dictature, humanisation des peines et lutte anti-terroriste de plus en plus structurée à l’échelle européenne.
La prison est un observatoire de choix pour penser la transition à la démocratie et son incomplétude.

9782271153579
05/03/2026
432
15 x 23 cm

Irène Gimenez invitée du « Livre international » / RFI, 16 mai 2026

« On le voit, Irène Gimenez fait d’une colère un savoir des plus précieux. Ce livre, à partir du cas des « prisonnières politiques » espagnoles, ouvre non seulement sur de multiples situations contemporaines (Amérique latine, Irlande, RFA, France) mais constitue un enrichissement important pour la double historiographie des prisons et des femmes initiée par Michelle Perrot il y a cinquante ans. » Philippe Artières , En attendant Nadeau, le 11 juillet 2026

  • The Conversation, 11 mars 2026

    "Dans son ouvrage Prisonnières politiques en Espagne , qui vient de paraître aux éditions du CNRS, Irène Gimenez, docteure en histoire et post - doctorante à Sorbonne Université, revient sur les expériences intimes et collectives de ces femmes incarcérées et montre que la prison est, dans une large mesure, une affaire de genre."

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