Premiers savoirs de la Shoah

Premiers savoirs de la Shoah

25,00 (Disponible en numérique)

Alors que la Shoah ne portait pas encore ce nom, les lendemains de la Seconde Guerre mondiale virent l’émergence de multiples initiatives portées par celles et ceux qui en avaient été les victimes et destinées à penser et à faire connaître cet événement. Tout en reconstruisant leur vie à Paris, Buenos Aires, New York ou Tel Aviv, de nombreux Juifs survivants, mus par l’urgence de transmettre ce qu’ils avaient vécu, se firent chercheurs, écrivains, reporters ou éditeurs et utilisèrent l’écrit en yiddish sous toutes ses formes comme moyen d’action privilégié.

Cet ouvrage s’intéresse à l’histoire encore méconnue de l’émergence de ces premiers savoirs conçus avant que le champ des recherches sur le génocide des Juifs ne se polarise, au cours des années soixante, entre d’une part, le « témoignage de la Shoah » comme genre pris en charge par les études littéraires et de l’autre, les travaux consacrés par les historiens à la politique nazie d’extermination.

En abordant cette histoire de façon interdisciplinaire, cet ouvrage convoque des enjeux méthodologiques et mémoriels très actuels. Il vient confirmer, s’il en était encore besoin, la pertinence d’intégrer le point de vue des victimes à une historiographie qui a longtemps voulu l’ignorer, et permet d’éclairer l’histoire des écritures de la Shoah par un retour à ses origines.

  • Judith Lindenberg

    Judith Lindenberg est chercheuse associée au Centre de Recherches Historiques de l’EHESS ...

9782271089434
21/09/2017
336
15.0 x 23.0 cm

 » Judith Lindenberg s’est intéressée aux premiers témoignages de la Shoah. […] L’ouvrage comprend des études historiques, des fictions, des récits de vie produits par des Juifs polonais, pendant et après le génocide. La plupart n’a jamais été traduite vers d’autres langues. »

Jean-Yves Potel, Cahiers Bernard Lazare, avril 2018

« En Pologne, en France, en Allemagne, en Israël ou en argentine, les témoignages des rescapés ont largement contribué à faire comprendre l’ampleur du crime, donnant au récit du témoin une place nouvelle dans l’historiographie. »

Etudes, avril 2018

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