Quatre-vingt-quinze

Quatre-vingt-quinze

La Terreur en procès

26,00

La chute de Robespierre et la fin de la Terreur font entrer la Révolution dans une nouvelle ère, en rupture avec l’idéologie jacobine. Au fil des luttes politiques est renouvelé le projet de sortir de la Révolution par le droit, par la porte libérale. Mais comment concilier le respect des libertés individuelles et le salut public ?

Loris Chavanette souligne l’impossible « rattrapage » de la Révolution en 1795, au temps de la Convention nationale finissante. Réparations à l’égard des vaincus de la Terreur, politique de répression visant les « terroristes » (procès de Carrier et Fouquier-Tinville), recours à l’armée qui devient progressivement une force politique à part entière… Cette histoire peu connue de 1795 est aussi un essai sur la justice d’exception, la violence révolutionnaire et les limites du recours à l’arbitraire par le pouvoir dans les démocraties.

Préface de Patrice Gueniffey

Prix de la Fondation Stéphane Bern pour l’Histoire 2018

  • Loris Chavanette

    Historien et chercheur spécialiste de la Révolution et de l’Empire, Loris Chavanette est docteur en histoire pour une thèse sur la France après la Terreur ...

9782271090010
02/02/2017
400
15.0 x 23.0 cm

 » Non, Thermidor n’a pas été une « réaction », comme nous l’a enseigné, des décennies durant, l’historiographie jacobine et marxiste, notamment à travers les oeuvres d’Albert Soboul ou Albert Mathiez. Ce fut une révolution dans la Révolution qui tentera en vain, car elle fut finalement un échec, de revenir aux principes libéraux de 1789. Telle est la thèse défendue par Loris Chavanette dans ce livre méritoire par son audace et son érudition qui nous emmène au coeur d’une période que nous jugeons ingrate parce qu’elle n’a pas promu de «grands hommes» providentiels. « 

Paul-François Paoli, Le Figaro littéraire, 9 février 2017

 » De la chute de Robespierre (juillet 1794), à la mise en place du Directoire (octobre 1795), la République a donc cherché a sortir de la Terreur tout en refusant la contre-révolution. C’est cette période, et ce balancement, que décrit Loris Chavanette dans un ouvrage tiré de sa thèse primée en 2013 par l’Assemblée nationale. II s’agit d’une lecture exigeante, maîs riche d’enseignement. L’auteur y montre à la fois que les thermidoriens portaient un projet – une République s ‘imposant non par la violence maîs par la force de ses institutions – mais que cette tentative fut un echec. « 

Jean Sévillia, Le Figaro Magazine, 10-11 février 2017

Loris Chavanette accordait un entretien à Gilles Heuré dans Télérama, jeudi 2 mars 2017

 » Loris Chavanette consacre un ouvrage, « Quatre-vingt-quinze », qui fait revivre les contorsions d’un premier centre méritoire, qui entendait refuser les extrêmes. « 

François-Guillaume Lorrain, Le Point, jeudi 2 mars 2017

« Le grand mérite de l’historien Loris Chavanette consiste à retourner aux sources : prendre ces républicains de l’entre-deux au sérieux, les lire, les faire lire, comprendre leurs croyances et leurs ambitions en les révélant dans leurs propres discours. « Comment sortir dè la Terreur ?», s’était interrogé l’historien Bronislaw Baczko dans un livre important paru chez Gallimard en 1989. Quatre-vingt- quinze reprend cette question et y apporte une réponse : les thermidoriens cherchent à substituer le règne des lois et des institutions à celui de l’exception et de la Terreur. »

Antoine de Baecque, Le Monde des Livres, 24 mars 2017

« Complexe, l’année 1795 est aujourd’hui négligée, coincée qu’elle est, dans notre imaginaire, entre la prise de la Bastille, la victoire de Valmy d’une part et la geste napoléonienne d’autre part. L’historien Loris Chavanette en réhabilite l’intérêt, soulignant avec beaucoup de talent que les Thermidoriens – que l’on nomme ainsi parce qu’ils ont renversé l’Incorruptible au mois de thermidor – valent mieux que leur mauvaise réputation de girouettes, pleutres, bourgeois dénués de grandeur… »

Frédérick Casadesus, La Réforme, 20 juillet 2017

Les médias en parlent