Dix œuvres musicales à l’ONU

Une diplomatie du sensible

11,00

Tous les 24 octobre, l’Assemblée générale des Nations unies se transforme en salle de concert ouverte sur le monde : le temps d’une soirée, la musique suspend les tensions et laisse entrevoir une possible harmonie. Or, quelles œuvres et quels orchestres choisir lorsqu’il s’agit de célébrer l’universel ?
Si la Symphonie n° 9 de Beethoven est la composition la plus souvent interprétée, ce « fétiche sonore de l’Occident » laisse progressivement place à d’autres horizons. De la symphonie de Chostakovitch qui déclencha la colère de Staline, hommage implicite aux victimes du totalitarisme, au rock soufi d’Ali Azmat à la suite du 11-Septembre, en passant par l’Environnemental Symphony d’Allan Zavod, sélection d’un petit État insulaire menacé par la montée des eaux, ces concerts invitent à entendre les choix politiques d’une institution aujourd’hui en péril et pourtant seule à réunir autant d’États.
En explorant dix des œuvres programmées depuis les années 1950, leur contexte de création et de réception, leur texture sonore et leurs significations sous-jacentes, ce livre propose de penser les liens entre musique et politique internationale. Une invitation à observer la diplomatie à partir du sensible.

  • Frédéric Ramel

    Frédéric Ramel est professeur des universités en science politique à Sciences Po Paris, chercheur au CERI et coordinateur du Groupe de recherche sur l’action multilatérale (réseau thématique du CNRS) ...

9782271159465
Biblis
26/03/2026
288
11 x 18 cm
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