Télévision 11

Le spectateur numérique

25,00

Le dossier de ce numéro est le deuxième volet de la réflexion que Télévision a entamée dans sa précédente livraison consacrée aux mutations télévisuelles. Depuis, l’empire des plates-formes s’est encore étendu, venant concurrencer les chaînes historiques et l’écoute linéaire. Si cette progression affecte nécessairement l’économie de l’audiovisuel, le contenu des programmes et les modes de diffusion, ses effets se font encore plus sentir sur les téléspectateurs.

Peut-on d’ailleurs encore employer ce terme ? Décrit-il précisément l’activité de l’usager qui jongle avec divers écrans : non seulement celui du téléviseur, mais aussi avec sa tablette ou son smartphone ? Chacun sent bien qu’il est très insuffisant pour caractériser toutes les activités qui gravitent autour de l’univers écranique. Faute de mieux, nous appelons ce nouveau spectateur le spectateur numérique. Ce dossier s’efforce d’en esquisser le portrait-robot par l’analyse des diverses façons dont on lui propose de participer, d’interagir ou de se mettre en scène.

À ceux qui l’imaginent en rupture totale avec les pratiques télévisuelles, la lecture de ce dossier réserve bien des surprises. La logique de rendez-vous, le direct, l’émission de plateau qu’on pensait être l’apanage de la télévision d’hier reviennent en force sur les sites et les plates-formes et de nombreuses stratégies sont mises en œuvre pour lutter contre la fragmentation du public inhérente à Internet.

  • François Jost

    Professeur émérite à la Sorbonne nouvelle-Paris III, sémiologue, fondateur du Centre d’Études sur les Images et les Sons médiatiques, François Jost est l’auteur de nombreux livres sur l’image et les médias, dont Les Nouveaux Méchants ...

9782271132673
Télévision
02/07/2020
242
17 x 24 cm

« Le spectateur numérique, qui accède à ses programmes par le biais d’une tablette ou d’un smartphone, doit-il encore être qualifié de « téléspectateur » ? Cloisonnement, recommandation, traçage, interactivité, partage émotionnel et création de contenus sont ici analysés afin de cerner ce spectateur convié à des expériences nouvelles et, en même temps, très éloignées d’une rupture totale avec les pratiques télévisuelles qui ont façonné l’histoire du médium. »

Benjamin Campion, Libération, août 2020

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