Du diable en politique

Du diable en politique

Réflexions sur l’antilepénisme ordinaire

22,00 (Disponible en numérique)

« L’antilepénisme ordinaire a pris l’allure d’une machine fonctionnant dans un seul sens : empêcher de connaître et de comprendre l’ennemi désigné, interdire toute discussion libre et informée sur le mouvement lepéniste, substituer l’indignation morale et la condamnation diabolisante à la critique argumentée et à la lutte politique.

La diabolisation de l’adversaire empoisonne le débat démocratique et profite en définitive au parti lepéniste, qui tire habilement parti de la dénonciation vertueuse et consensuelle dont il est l’objet pour se poser en victime du “Système”. Toute dénonciation extrémiste fait le jeu de l’extrémisme dénoncé.

Le seul moyen de dire clairement en quoi les orientations du FN sont inacceptables consiste à analyser le programme de ce parti sans lunettes idéologiques, donc sans le lire à travers les stéréotypes accumulés au terme d’une longue tradition “antifasciste”.

Face au FN, il faut d’abord vouloir le connaître, puis le juger sur ses résultats locaux, dans la gestion municipale, et non plus seulement sur ses intentions déclarées ou ses projets. »

 

Ce livre, qui analyse la diabolisation dans tous ses aspects, s’efforce de penser l’extrémisme politique, sur la base de multiples exemples historiques. Il s’impose pour faire face aux extrémismes contemporains.

  • Pierre-André Taguieff

    Directeur de recherche au CNRS, Pierre-André Taguieff, philosophe, politologue et historien des idées, est l’auteur de très nombreux ouvrages dont La Force du préjugé ...

9782271080639
15/05/2014
390
15.0 x 23.0 cm

  • Presse :

 » A l’approche des européennes, on ne saurait trop conseiller aux anti-lepénistes de tout poil de lire ce brillant Taguieff, le meilleur des anxiolytiques. »

Saïd Mahrane, Le Point, 8 mai 2014

 

Pierre-André Taguieff a été interviewé par Eugénie Bastié dans Le Figaro mercredi 21 mai 2014.

 

« Un paradoxe réside au coeur du phénomène Le Pen, qui occupe une large place au sein de l’espace médiatique et politique français depuis trois décennies, paradoxe que l’on peut résumer ainsi : plus on dit vouloir « combattre » les idées de Jean-Marie et de Marine Le Pen, plus les scores électoraux de ceux-ci progressent dans l’opinion. »

Pierre Itshak Lurçat, UPJF.org, 20 mai 2014

 

« En exacerbant la guerre civile idéologique entre « une France qui a peur devant certaines réalités plus ou moins mythifiées – à commencer par l’immigration » et « une France qui a peur de la peur des autres, et tend à nier les problèmes posés par ces derniers » que Pierre-André Taguieff analyse dans son dernier essai, Hollande et Cambadélis se font les apprentis-sorciers de la diabolisation. »

Daoud Boughezala, Causeur.fr, 26 mai 2014

 

« Au moment où certains sondages prédisent une première place au parti de Marine Le Pen aux européennes, Pierre-André Taguieff publie un essai, Du diable en politique, réflexions sur les ressorts de l’antilepénisme ordinaire. Selon lui la rhétorique antiraciste et le processus de diabolisation sont une des explications du succès du lepénisme dans les urnes. »

Eugénie Bastié, Le Figaro, 21 mai 2014.

 

 » Après la victoire du FN aux européennes, voici l’ouvrage à lire. Avec le talent de plume qui le caractérise (et le goût pour les notes de bas de page), Taguieff décortique les évolutions du national-populisme. Il montre combien la « lepénophobie », en tant que stratégie nourrie,
notamment par une extrême gauche combattante, a échoué. « 

Julien Damon, Les Echos, 2 juin 2014.

 

 » La propagande anti-lepéniste, qui se proposait de faire disparaître le FN de l’espace politique français ou de le marginaliser fortement, aura globalement joué le rôle d’un puissant facteur de la montée du FN. « 

Le Figaro Vox, 5 juin 2014.

 

« Pierre-André Taguieff signe un remarquable essai sur ce poison du débat démocratique, tout en rappelant que rien ne sert de convoquer les stéréotypes éculés de l’antifascisme pour condamner la pensée
frontiste. »

Décideurs, juin 2014

 

« On ne saurait échapper à la réflexion qu’impose un phénomène qui oscille entre la véhémence du discours et la volonté de conquérir le pouvoir à travers la seule légalité institutionnelle. »

Gérard Leclerc, Royaliste, juin 2014

 

« L’essai de Taguieff est passionnant et enrichissant. »

Sylvain Bonnet, salonlitteraire.com, 10 septembre 2014

 

« Pierre-André Taguieff ne fait pas que surprendre: il dérange une bien-pensance installée dans ses certitudes béates et qui, de ce fait, ne veut rien changer à sa confortable conviction. »

François Marcilhac, L’action française, septembre – octobre 2014

 

« Son diagnostic est sans appel : l’« antifascisme » contemporain est non seulement d’une hallucinante bêtise, mais en tant que strategie de délégitimation il est parfaitement contre-productif puisque son seul resultat a été d’installer durablement le FN au centre de la vie politique. »

Alain de Benoist, Eléments, octobre 2014

 

« un livre dont on ne cessera jamais de dire le plus grand bien »

Pascal Eysseric, laplumeàgratter.fr, 27 novembre 2014

« Au-delà de sa dimension polémique, cet ouvrage doit être un point d’appui de la gauche pour se réinventer et abandonner définitivement une posture aussi contreproductive sur le plan électoral que vide sur le plan des idées. Un livre à charge donc, mais qui doit à permettre à la gauche de prendre conscience de ses limites pour se régénérer et proposer un projet de société qui lui ressemble et dans lequel les citoyens sauront se reconnaître. »

David Navaro, nonfiction.fr, 7 janvier 2015

 

 

  • Radio:

Pierre-André Taguieff était l’invité de la matinale de Radio J jeudi 15 mai 2014.

 

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