Algérie, les écrivains de la décennie noire

Algérie, les écrivains de la décennie noire

25,00 (Disponible en numérique)

Il y a trente ans, en octobre 1988, le monde arabe connaissait son premier « Printemps » en Algérie, suivi d’une guerre civile d’une rare violence qui saigna le pays, par l’assassinat ou par l’exil, d’une grande partie de son intelligentsia. L’une des premières victimes, le poète et journaliste de langue française Tahar Djaout tomba, en 1993, sous les balles de djihadistes islamistes.
Entre études littéraires et sociologie des intellectuels, ce livre montre les conséquences de cette crise politique sur les écrivains algériens. Cette guerre civile a-t-elle été une guerre des langues, opposant anti-islamistes francophones soutenus par la France, et pro-islamistes arabophones, choc de civilisations qu’un certain discours de l’époque s’est plu à diffuser ? Il est vrai que l’ancienne puissance coloniale est redevenue à l’occasion de cette « décennie noire » un espace central pour l’exil, le débat politique, et la reconnaissance littéraire des Algériens. C’est plus largement la place de ces écrivains dans les sociétés algérienne et française qui est interrogée.
Exceptionnelle par l’ampleur et la diversité de ses sources, cette étude s’adresse aux lecteurs curieux de découvrir une littérature à la fois si proche et lointaine (de langue française ou arabe : Rachid Boudjedra, Mohammed Dib, Assia Djebar, Tahar Ouettar…) ; et qu’intéressent les enjeux particulièrement actuels de l’engagement politique en période de censure religieuse, de migrations intellectuelles, et d’identités postcoloniales à l’heure de la mondialisation.

  • Tristan Leperlier

    Normalien et docteur en sociologie et littérature, Tristan Leperlier est chercheur associé au Centre européen de sociologie et de science politique (EHESS-CNRS) et au laboratoire Théorie et histoire des arts et des littératures de la modernité (Paris III-CNRS).

9782271120755
Culture et société
11/10/2018
344
15.0 x 23.0 cm

 » Une analyse extrêmement fine »

Le Figaro littéraire, septembre 2018

 » Posant la question classique de « comprendre ce que le politique fait à la littérature, et ce que la littérature fait au politique », Tristan Leperlier donne avec livre un outil passionnant pour saisir pourquoi la place des écrivains a été si importante de la lutte pour l’indépendance à la guerre civile et au-delà. »

L’Humanité, novembre 2018

 » Un très beau livre »

L’Histoire, décembre 2018

 » Un ouvrage désormais incontournable »

Diacritik, décembre 2018

 » Une recherche très dense et très circonstancié[e]. »

Le Quotidien d’Oran, 2018

 » Tristan Leperlier signe un ouvrage rare, comblant un vide dans les études sur l’Algérie. La richesse de son travail, avec de nombreux entretiens, a abouti à un essai de grande qualité. »

Moyent-Orient, janvier 2019

Tristan Leperlier a accordé un entretien à Constance Langrand pour Le Monde des Religions, le lundi 04 mars 2019.

 

Les médias en parlent