La fabrique des classiques africains

La fabrique des classiques africains

Écrivains d’Afrique subsaharienne francophone

27,00

Comment une œuvre littéraire accède-t-elle au rang de « classique » lorsque son auteur est issu d’Afrique subsaharienne francophone, l’une des zones les plus déshéritées du monde selon les standards culturels internationaux ? Si les noms de Léopold Sédar Senghor et d’Ahmadou Kourouma se sont imposés partout, pourquoi d’autres auteurs, portés au pinacle en Europe, restent-ils peu connus dans leurs pays d’origine, quand les textes d’Aminata Sow Fall et de Seydou Badian, étudiés et discutés au Sénégal et au Mali, ne le sont pas en France ?

Ce livre propose une histoire sociale collective de ces écrivains depuis 1960. Il distingue deux protagonistes majeurs : des intermédiaires culturels (organisateurs de festival, éditeurs, agents littéraires), souvent français, et des auteurs nés et socialisés en Afrique subsaharienne francophone, dont les trajectoires sont situées les unes par rapport aux autres dans un espace littéraire africain en recomposition.

Nourri de nombreux entretiens, fondé sur le dépouillement d’archives inédites et sur une étude statistique, cet ouvrage majeur décrit par quels mécanismes symboliques et matériels des écrivains originaires d’Afrique subsaharienne francophone sont devenus, sous différentes formes, des classiques africains.

  • Claire Ducournau

    Ancienne élève de l’École Normale Supérieure de Lyon, agrégée de lettres modernes, Claire Ducournau est docteure de l’École des hautes études en sciences sociales ...

9782271081582
Culture et société
30/03/2017
442
15.0 x 23.0 cm

« Singulier en raison de la complexité de son parcours politique, le cas de Senghor illustre néanmoins les difficultés que soulève la notion de « classique africain », dont Claire Ducournau propose ici une étude ambitieuse. »

Jean-Louis Jeannelle, Le Monde des livres, juin 2017

 » (…) la sociologue Claire Ducournau a mené une enquête touchant aussi bien l’Afrique que l’Europe et l’Amérique, et conduit des centaines d’entretiens Si les écrivains africains réussissent, assure-t-elle, c’est parce que, souvent surdiplômes, ils sont dotes d’un capital culturel, notamment la connaissance des langues, qui favorise leur mobilité. « 

Anthony Mangeon, Le Point Références, juin/juillet 2017.

 » En conclusion, l’auteur affirme que l’image de l’Afrique litteraire s’épanouit, tandis que le lien géographique de I’ écrivain avec le continent se distend, maîs que, peut-être pour cette raison, les écrits demeurent « une force de subversion » « 

Jacques Chevrier, La Revue, sept./oct. 2017.

« A la fois solide et nuancée, cette étude impressionnante, qui s’appuie sur un outil statistique large, des entretiens approfondis avec de nombreux acteurs et une recherche documentaire dans de nombreuses archives […] constitue une remarquable mise en perspective d’une littérature marquée par un grand dynamisme. »

Xavier Garnier, La Politique Africaine, avril 2018

Radio

Claire Ducournau était l’invitée d’Yvan Amar sur RFI dans l’émission « La danse des mots », lundi 29 mai 2017.

Claire Ducournau était l’invitée de Sylvain Bourmeau sur France Culture dans l’émission « La Suite dans les idées », samedi 10 juin 2017.

Claire Ducournau était l’invitée de Pierre-Edouard Deldique sur RFI dans l’émission « Idées », dimanche 18 juin 2017.

Les médias en parlent