Le monde des galeries

Art contemporain, structure du marché et internationalisation

28,00 (Disponible en numérique)

À l’heure de la mondialisation, marquée par l’essor des grandes foires internationales, quelles transformations ont affecté le marché de l’art contemporain et ses acteurs ? Conduisant de Paris à New York, en passant par Londres, Berlin, Los Angeles mais aussi Hong Kong, Venise et Bâle, la présente enquête dessine la nouvelle géographie des galeries et livre une ethnographie du travail quotidien des galeristes et de leurs collaborateurs.
Pénétrant les « coulisses » invisibles, elle dévoile le type de relations que les professionnels nouent avec les collectionneurs, le rôle de l’amitié – et du champagne – dans cette activité marchande qui court paradoxalement en permanence le risque d’être disqualifiée comme « commerciale ». Elle met ainsi en lumière la place des galeries, à côté des maisons de vente, des institutions publiques et de la critique, dans la création de la « valeur » de l’art aujourd’hui et leur rôle toujours croissant dans la définition de l’art contemporain.
Cette recherche de grande ampleur n’hésite pas à affronter des questions sensibles : est-il possible d’objectiver la « qualité » de galeries qui, pour les plus grandes d’entre elles, concurrencent désormais les musées ? Comment les hiérarchiser, établir un palmarès ? Et, dès lors, quelles sont à ce jour les « meilleures » galeries d’art contemporain, en France et dans le monde ?
À toutes ces interrogations, et à bien d’autres encore, ce travail apporte des réponses inédites, en conjuguant aux différents outils de l’analyse sociologique une connaissance intime que seule rend possible la fréquentation au long cours, en insider, d’un monde méconnu.

  • Alain Quemin

    Professeur d’université en sociologie, rattaché au GEMASS – Sorbonne Université, membre sénior de l’Institut Universitaire de France, également contributeur régulier depuis dix ans de la presse artistique, Alain Quemin a notamment publié Les Stars de l’art contemporain (CNRS Éditions, 2013).

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9782271132161
Culture et société
07/10/2021
472
17 x 24 cm

« Alors que s’ouvre la FIAC à Paris, les foires, touchées par les difficultés de circulation des collectionneurs, tentent de se réinventer. »

Harry Bellet, Le Monde, le 21 octobre 2021.

« La valeur de l’art se construit toujours à l’articulation du marché et du musée : la valeur économique et la valeur esthétique prennent appui l’une sur l’autre. »

Mikaël Faujour, entretien d’Alain Quemin dans Marianne, le 21 octobre 2021.

« Pour la plus jeune génération, l’inclusion n’est pas seulement un discours, mais correspond à une réalité. »

Entretien d’Alain Quemin dans Femmes d’art, octobre 2021.

« Au terme de dix ans d’enquête, l’auteur se risque à établir un palmarès des galeries mondiales et françaises, fondé non pas sur leur chiffre d’affaires, souvent invérifiable dit-il, mais sur la reconnaissance de leurs artistes évalué à travers l’évolution du prix de leurs œuvres. Un ouvrage sans complaisance. »

M.R., Le livre du jour dans les Échos, le 18 octobre 2021.

« Le Monde des galeries rend compte de subtilités qui échappent souvent à l’attention : codes et enjeux de classe sociale (bourgeoise, donc), logique de concurrence et de croissance effrénée des « méga-galeries » et foires qui contraignent tout le monde de l’art, soumission du pôle des institutionnels au pôle marchand, stratégies de vente, de contrôle des prix, d’image, de développement international, de communication, etc. On est au cœur même du financial art dénoncé par d’autres auteurs, telles A. de Kerros ou N. Estérolle. Un livre fondamental. »

M.F, Artens!on, édition mars-avril 2022.

« II existe aujourd’hui, clairement, différents circuits sur le marché de l’art qui ne sont concurrents que jusqu’à un certain niveau de prix et qui, ensuite, sont fortement disjoints. Outre l’art contemporain très fortement internationalisé que représentent de façon emblématique les méga-galeries, il existe aussi un autre art qui répond à une logique et à des réseaux commerciaux différents. »

Alain Quemin accordait un entretien à Mikaël Faujour dans Artension, édition avril 2022.

  • M.R., Les Échos, le 18 octobre 2021

    « Au terme de dix ans d’enquête, l’auteur se risque à établir un palmarès des galeries mondiales et françaises, fondé non pas sur leur chiffre d’affaires, souvent invérifiable dit-il, mais sur la reconnaissance de leurs artistes évalué à travers l’évolution du prix de leurs œuvres. Un ouvrage sans complaisance. »

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