Wes Anderson

Cinéaste transatlantique

25,00

Wes Anderson, issu de la scène indépendante, se démarque de ses contemporains hollywoodiens par son goût prononcé pour la culture française. Du portrait de Cousteau dans Bottle Rocket à la reconstitution de mai 68 à Ennui-sur-Blasé dans The French Dispatch, la filmographie de ce texan atypique est émaillée de références à la France où il réside une partie de l’année. Qu’elles soient iconiques (tour Eiffel, bérets), musicales (Françoise Hardy, Christophe) ou cinématographiques (Renoir, Truffaut, Malle), elles donnent à son cinéma un style transatlantique inimitable.
Grand cinéphile, lecteur avide, versé dans la peinture et la musique, il crée dans ses films à la croisée des arts un univers coloré, marqué par un souci obsessionnel du détail, et déploie une esthétique rétro teintée de nostalgie pour les années 1960, forçant le parallèle avec le Nouvel Hollywood et, par extension, avec la Nouvelle Vague. Le cinéma d’Anderson est référentiel et réflexif, familier et déroutant, il traite de sujets graves avec pudeur et légèreté ce qui lui vaut d’être rangé dans la catégorie « comédie dramatique » à laquelle est associée la posture impassible (deadpan) de son équipe d’acteurs.
Publicitaires, stylistes et fans de tous horizons cherchent à s’approprier cette esthétique singulière sans jamais y parvenir. Cet ouvrage propose de décrypter ce qui fait l’originalité de Wes Anderson et de son cinéma transatlantique au prisme de la traversée : des arts, des cultures, et des films.

  • Julie Assouly

    Julie Assouly est maître de conférences habilitée en civilisation des États-Unis à l’université d’Artois, spécialiste d’études visuelles et autrice, notamment, de L’Amérique des Frères Coen (2015).

9782271132307
16/05/2024
344
15 x 23 cm

« Transferts, allers-retours entre la France et les États-Unis, entre le Nouvel Hollywood et la Nouvelle Vague. Porteurs de ce si singulier style « rétro transatlantique », que Julie Assouly théorise avec brio dans le foisonnant essai qu’elle consacre au cinéaste anachronique »

Juliette Cerf, Télérama, mai 2024

Du même auteur
Les médias en parlent