La conquête de l'Algérie

La conquête de l’Algérie

La dernière campagne d’Abd el-Kader

25,00 (Disponible en numérique)

Septembre 1845. La conquête de l’Algérie paraît terminée après les cinq ans de guerre contre l’émir Abd el-Kader. L’armée française contrôle tout le pays, à l’exception du Sahara. Les immigrants européens n’ont jamais été si nombreux. À Paris, on songe à se débarrasser de l’encombrant maréchal Bugeaud, pour le remplacer par un gouverneur moins belliqueux et plus discipliné. Bugeaud lui-même annonce sa démission. C’est alors qu’Abd el-Kader, réfugié au Maroc, reprend la lutte. Il anéantit une colonne française à Sidi-Brahim, prélude à une brillante campagne, dans laquelle il démontre ses qualités de stratège. Les plateaux d’Oranie, le massif du Dahra, la plaine du Chélif s’embrasent à l’appel des confréries. La France des notables, représentée par le Premier ministre François Guizot, s’obstine et envoie des renforts. Les généraux de l’armée d’Afrique recourent à des méthodes tristement éprouvées. L’insurrection est écrasée. L’armée triomphe, mais l’avenir de la colonisation demeure encore bien incertain.

Jacques Frémeaux signe le premier ouvrage de fond sur un épisode méconnu et pourtant essentiel de la « pacification » française en Algérie. Une page d’histoire passionnante qui éclaire sous un jour neuf les relations tumultueuses entre la métropole et sa colonie.

  • Jacques Frémeaux

    Jacques Frémeaux, professeur à l’université Paris-Sorbonne (Paris-IV) a notamment publié, parmi une vingtaine de titres, De quoi fut fait l’Empire ...

9782271085979
01/09/2016
336
14.0 x 22.0 cm

Jacques Frémeaux accordait un entretien à Omar Merzoug dans Reporters et Le Quotidien d’Oran, dimanche 28 août 2016.

« Frémeaux met en évidence la formidable ambivalence de la colonisation française tiraillée entre une volonté paternaliste d’aider un pays à sortir de la misère où il stagne depuis si longtemps et le désir de le dominer et de l’acculturer à la France. »

Paul-François Paoli, Le Figaro littéraire, 8 septembre 2016

« Une guerre d’Algérie peut en cacher une autre. Pour Jacques Frémeaux, spécialiste de l’histoire coloniale et professeur à Paris Sorbonne, c’est à la conquête qu’il faudrait remonter, des années 1830 à 1870, pour comprendre les relations houleuses entre la France, les descendants de colonisés et l’islam. »

 J.A ,Le Point, 10 octobre 2016

« Le grand atout et la grande utilité de ce nouveau et beau livre de Jacques Frémeaux sont non seulement d’étudier et d’analyser, avec rigueur et érudition, la conquête de l’Algérie en elle-même, mais encore de centrer son propos sur la partie la plus épique et la plus héroïque de celle-ci, au travers du combat que l’émir Abd el-Kader aconduit contre la colonisation française entre 1830 et 1847. »

L’histoire, novembre 2016

« Jacques Frémaux signe avec cet ouvrage de fond, un épisode méconnu de la pacification française en Algérie alors que la France de Guizot n’éprouve qu’un intérêt très relatif pour cette nouvelle colonie. […] Un livre d’un grand intérêt qui permet d’éclairer les relations souvent tumultueuses entre la métropole et sa colonie. »

Bertrand Lamon, la Cliothèque, 27 octobre 2016

« Cet ouvrage extrêmement précis et bien documenté, abreuvé surtout aux sources françaises, ravira sûrement les férus d’histoire militaire. Il doit cependant aussi être considéré comme un témoignage éclairant sur la volonté d’écrasement des populations autochtones qui animera les autorités françaises jusqu’en 1962. »

Rémy Darras, Jeune Afrique, décembre 2016

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