Le Mai 68 des écrivains

Le Mai 68 des écrivains

Crise politique et avant-gardes litteraires

25,00 (Disponible en numérique)

Mai-Juin 68 : la contestation saisit des pans entiers de la société française, des lycéens aux étudiants, des ouvriers aux employés, des cadres aux acteurs de la culture. Facultés, usines, institutions occupées se transforment en une immense scène où tout est passé au crible de la critique : exploitation, aliénation, gaullisme, normes sociales, hiérarchies, domination, autorité. Cette gigantesque prise de parole est marquée par une créativité inédite. « Tous créateurs ! », dit d’ailleurs un slogan, « Écrivez partout », renchérit un autre. Roland Barthes célèbre la « parole sauvage » de Mai, Michel de Certeau observe qu’« une foule est devenue poétique ». Difficile pour les écrivains, en particulier d’avant-garde, de rester à l’écart de ce grand ébranlement de l’ordre symbolique…
C’est à ces avant-gardes littéraires qu’est consacrée l’étude de Boris Gobille. Durant ces semaines de fièvre, elles descendent dans la rue, multiplient les prises de position publiques, forment des collectifs et expérimentent de nouvelles articulations entre écriture et « révolution »… Autant d’enjeux explorés dans cet ouvrage qui revisite la question de l’engagement de la littérature et de la responsabilité des écrivains face aux événements politiques de leur temps. On y croisera des surréalistes, des existentialistes, des structuralistes, des communistes, des « gauchistes », des revues comme Tel Quel, Change, Action poétique, Les Lettres Françaises, La Nouvelle Critique, mais aussi Sartre, Beauvoir, Aragon, Sollers, Faye, Roubaud, Pingaud, Blanchot, Duras, Mascolo – parmi tant d’autres plus ou moins obscurs, plus ou moins renommés, tous acteurs de cette singulière aventure qui vit les écrivains s’emparer de 68 et 68 s’emparer des écrivains.

9782271081513
Culture et société
11/01/2018
400
15.0 x 23.0 cm

Presse :

 » Les avant-gardes littéraires à l’épreuve des barricades, un livre stimulant de Boris Gobille. « 

A. N., L’Humanité, 18 janvier 2018.

« Autant d’enjeux explorés dans cet ouvrage qui revisite la question de l’engagement de la littérature et de la responsabilité des écrivains face aux événements politiques de leur temps. »

ENS Lyon.fr, janvier 2018

« Séquencé en douze chapitres, le livre de Boris Gobille retrace les luttes des avant-gardes entre elles pour s’affirmer comme seules détentrices d’une « vérité » qui se voudrait révolutionnaire. »

En-attendant-nadeau.fr, février 2018

« En 1968, les écrivains furent particulièrement concernés par cette brûlante injonction, ainsi que le montre la réjouissante étude de Boris Gobille. Issu d’une thèse de doctorat, ce travail éclaire le « défi » que Mai 68 représenta pour les avant-gardes littéraires. »

Jean Birnbaum, Le Monde, mars 2018

« Un essai passionnant. »

Jean Birnbaum, France Culture, mars 2018 

« Avec beaucoup de finesse, Boris Gobille décrit les stratégies conscientes ou inconscientes des écrivains notamment ceux qui ont le sens du jeu et cultivent un certain « charisme ».

Jean Zaganiaris, Les comptes-rendus, mars 2018

Boris Gobille accordait un entretien à Jean-Marie Durand pour Les Inrocks le 7 avril 2018.

Boris Gobille a publié un article dans l’Humanité le 9 avril 2018.

 » Tous créateurs ! « , « Ecrivez partout » disent certains slogans. Difficile alors pour les écrivains, en particulier d’avant-garde, de rester à l’écart de ce grand ébranlement de l’ordre symbolique… C’est à ces avant-gardes littéraires qu’est consacrée l’étude de Boris Gobille. »

Marie Torres, Micmag.net, avril 2018

Boris Gobille a accordé un entretien à Isabelle Julien pour le  Maine Libre le 28 avril 2018.

Boris Gobille a accordé un entretien à Marc Riglet pour Lire en mai 2018.

Boris Gobille a accordé un entretien à Murielle Desmoulins pour Ouest-France le 2 mai 2018.

« Boris Gobille démontre ainsi parfaitement que la crise de Mai-Juin 68 a contribué à (re)légitimer ou à déstabiliser des groupes de l’avant-garde, à créer de nouveaux groupes et à transformer leurs relations. Mais il s’interroge aussi sur ce que les événements ont fait au champ après coup. »

Joseph Jurt, La vie des idées.fr, mai 2018

« Longtemps restées dans l’ombre, les avant-gardes littéraires de Mai 68, où se côtoient auteurs célèbres ou inconnus aujourd’hui, sont mises au jour dans un essai politique dense, académique et extrêmement bien documenté. »

Ritta Baddoura, l’Orient Littéraire, 3 mai 2018

« Mêlant avec aisance narration et analyse, Boris Gobille reste d’une grande clarté, même quand les oppositions théoriques sont complexes. »

Christophe Kantchef, Politis, juillet 2018

 » Gobille montre au contraire la position déterminante des avant-gardes littéraires (surréalistes, marxistes ou existentialistes) dans ce mouvement de libération de la parole. »

Patrick Gallaud, Etudes, janvier 2019

Radio :

Boris Gobille était l’invité de Guillaume Erner sur France Culture dans l’émission « Les Matins », le 19 janvier 2018.

Boris Gobille était l’invité de Sylvain Bourmeau sur France Culture dans l’émission « La Suite dans les idées », le 27 janvier 2018.

Boris Gobille était invité sur Radio Néo dans l’émission « Chaos : L’intégrale », le 17 mai 2018.

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