Le PSF

Le PSF

Un parti de masse à droite

25,00 (Disponible en numérique)

     Fondé par le colonel de La Rocque en 1936 après la dissolution des Croix de feu, le PSF (Parti social français) a connu un succès foudroyant, avant que le déclenchement de la guerre en 1939 ne brise son élan, puis ne provoque sa disparition. Avec plus d’un million d’adhérents à son apogée, il fut la formation politique la plus nombreuse jamais réunie depuis la naissance des partis.

     Souvent assimilé au « fascisme » par ses détracteurs, le PSF s’inscrit en réalité dans une généalogie bien différente, qui relève de l’histoire de la droite française et de ses mutations, du xixe siècle à nos jours. Les auteurs réunis dans cet ouvrage décryptent les influences croisées qui ont façonné l’idéologie du PSF, et en particulier l’héritage du catholicisme social, combiné à une version du nationalisme en voie de modération après l’expérience unanimiste de l’Union sacrée. Ce sont bien ces deux courants qui irriguent l’expérience du PSF et font de celui-ci l’aboutissement de l’évolution qui conduit du bonapartisme à la république à exécutif fort, par le fil directeur de la recherche d’une démocratie efficace.

 

  • Serge Berstein

  • Jean-Paul Thomas

    Historien, professeur honoraire de chaire supérieure, Jean-Paul Thomas a enseigné en classes préparatoires au lycée Henri IV (Paris).

9782271088307
14/04/2016
352
15.0 x 23.0 cm

« A la fois « incontestable énigme » et « météore politique », comme le soulignent Serge Berstein et Jean-Paul Thomas dans leur introduction, le PSF a fait l’objet d’un colloque passionnant en 2014, dont cet ouvrage livre les contributions qui éclairent d’un jour nouveau cette formation politique porteuse d’un « nationalisme apaisé ». »

PM, Le Figaro Histoire, juin/juillet 2016

« La publication des actes de ce colloque organisé en janvier 2014 par le centre d’histoire de Sciences Po sur le PSF, en cette année du 80ème anniversaire du Front Populaire, apporte des éléments passionants sur « la guerre des deux France ». Les 18 contributions interrogent également la nature des « partis de masse » dans notre pays, à gauche comme à droite, et suscitent des réflexions sur la « construction » d’un ennemi politique. »

Frédéric Cépède, L’OURS, juillet 2016

« […] leurs recherches [une équipe d’historiens] amènent a réécrire une bonne part de l’aventure des droites françaises, des années 30 au 13 mars 1958. »

N.B., Le Canard enchaîné, 27 juillet 2016

« Une solide étude renouvelle notre vision du parti du colonel de La Rocque, qui n’incarna nullement la tentation fasciste en France, mais fut le plus grand parti de droite de l’entre-deux-guerres. »

Jean Sévillia, Le Figaro Histoire, août/septembre 2016

« Dans le domaine de la pensée politique, le PSF ne professa aucun antisémitisme, s’opposa au fascisme et, surtout, s’inspira en droite ligne du catholicisme social dont il incarna une synthèse républicaine qui avait dépassé la problématique du Ralliement pour déboucher sur un nationalisme apaisé. Seule, la Seconde Guerre mondiale lui fut fatale. »

Philippe Maxence, La Nef, septembre 2016

« C’est la bonne nouvelle qu’annonce ce livre foisonnant et par bien des côtés pionnier : débarrassés des oripeaux dont ils étaient affublés, La Rocque et le PSF sont désormais justiciables d’une approche véritablement historienne.»

Gilles Perrault, Marianne, octobre 2016

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