Mercenaires, anarchistes et bandits en Révolution

Des étrangers sur la terre du Mexique (1910-1917)

26,00 (Disponible en numérique)

L’histoire de la Révolution mexicaine se résume pour beaucoup à ses emblèmes, Pancho Villa et Emiliano Zapata, figures mythiques, mélanges de folklore et d’aventure. Pourtant, le conflit qui a secoué le pays entre 1910 et 1917 fera un million de morts, et préfigure par certains aspects la Première Guerre mondiale tant par les techniques employées que par le jeu des grandes puissances. Une révolution populaire qui se déroule aux portes des États-Unis, un voisin agressif, qui n’hésitera pas à intervenir : Pershing, Eisenhower ou MacArthur y feront leurs premières armes.
Phénomène national, alimenté par les profondes divisions sociales et les antagonismes régionaux, la Révolution mexicaine n’ignore pas l’étranger : dans ce pays divers, vivent des dizaines de milliers d’immigrés de toutes origines (Américains, Chinois, Japonais, Français). Beaucoup sont liés à l’Europe, et notamment à la France. Mercenaires, diplomates, hommes d’affaires ou employés, mais aussi militants, anarchistes et bandits y jouent un rôle important, souvent méconnu. Situer ces étrangers dans le conflit, c’est revoir la Révolution mexicaine sous un nouvel angle, résolument mondial.

  • Éric Taladoire

    Éric Taladoire, normalien, historien, professeur émérite d’archéologie précolombienne, a notamment publié D’Amérique en Europe ...

9782271118356
14/01/2021
360
15 x 23 cm

« Pêle-mêle, des mercenaires, des anarchistes, des intellectuels ou encore des artistes. Une étrange galaxie aux profils fascinants. Certains sont en rupture de ban, d’autres assoiffés de richesses, d’autres encore en état quasi mystique. Sans compter ceux, nombreux, à l’affût de l’édification d’une nouvelle société. La révolution de 1910-1917 comme laboratoire des armes, des idées et des talents, la thèse d’Éric Taladoire est parsemée de noms qui résonnent. Ainsi Diego Rivera, le peintre le plus emblématique du muralisme mexicain. Chez les Français, Éluard, Breton et Artaud viendront plus tard.  »

Frédéric de Monicault, Le Figaro littéraire, 28 janvier 2021.

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