Totalitarisme fasciste

Totalitarisme fasciste

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Avec l’essor des nationalismes et des populismes en Europe, la notion de fascisme revient en force dans le débat politique, qu’il s’agisse, pour les uns, de dénoncer un hypothétique retour des années trente ou pour les autres, de stigmatiser l’« islamo-fascisme ». Au moment où les démocraties européennes montrent des signes de fatigue, il est impératif de revisiter le sens de ce mot en mobilisant une approche historique et en replaçant ce phénomène politique dans le pays qui l’a vu naître : l’Italie.

Marie-Anne Matard-Bonucci rappelle ainsi le rôle et la place inédite de la violence dans l’idéologie fasciste et dans ses pratiques. Une violence non seulement utilisée pour anéantir les adversaires politiques mais aussi mise en œuvre sur un mode génocidaire dans les colonies italiennes. En étudiant certains domaines peu abordés par les historiens, elle décrypte l’impact du projet fasciste sur le quotidien des Italiens, le projet de construction d’un « homme nouveau » conduisant le régime à vouloir contrôler les comportements, changer les caractères jusque dans la sphère de l’intime : des usages linguistiques au rire, des loisirs aux affects. Elle souligne aussi la plasticité de l’idéologie fasciste, l’exaltation de l’action et du pragmatisme permettant métamorphoses et reniements.

À rebours des idées reçues, Marie-Anne Matard-Bonucci insiste enfin sur la nature raciste et antisémite du régime mussolinien : l’Italie fasciste fut le seul État à avoir expérimenté en même temps une politique raciste coloniale et un antisémitisme d’État.

 

  • Marie-Anne Matard-Bonucci

    Spécialiste internationalement reconnue du fascisme italien, Marie-Anne Matard-Bonucci est professeur d’histoire contemporaine à l’université Paris 8, membre de l’Institut universitaire de France ...

9782271118493
29/03/2018
320
15.0 x 23.0 cm

Marie-Anne Matard-Bonucci accordait un entretien à Gilles Sengès pour l’Opinion le 12 février 2018.

« Mobilisant de nombreuses études de cas et des exemples précis et originaux, Marie-Anne Matard-Bonucci met en bien en exergue la cohérence des différentes politiques du projet totalitaire fasciste : celui de créer un « homme nouveau « .

Johan Tamain, La Cliothèque, avril 2018

 » Mussolini n’a jamais tué personne, et il envoyait les gens passer les vacances en relégation « , expliquait-il en 2003 à l’hebdomadaire britannique The Spectator. D’où, chez l’historienne, déjà auteure d’un livre essentiel, L’Italie fasciste et la persécution des juifs (Perrin, 2007), un sentiment d’urgence, qui l’a incitée à analyser le rôle fondamental de la violence aussi bien dans l’idéologie que dans la pratique du régime. »

Marc Semo, Le Monde, avril 2018

« Marie-Anne Matard-Bonucci montre bien que les lois raciales de 1938 furent non pas imposées par l’Allemagne mais voulues par Mussolini pour tester le degré de totalitarisation du système. »

Catherine Brice, L’Histoire, juin 2018

« Une excellente synthèse historiographique de la problématique du totalitarisme à l’italienne, qui se lit aisément. »

Stéphane François, Tempspresents.com, juillet 2018

 » [Une lecture nécessaire] à l’heure où est mise en œuvre en Italie une politique qui emprunte explicitement certains de ses thèmes à l’idéologie fasciste. « 

Jean-Luc Pouthier, Etudes, janvier 2019

Marie-Anne Matard-Bonucci a accordé un entretien à Uriel Gadessaud pour Le Monde, dimanche 10 février 2019.

 » L’ouvrage de Marie-Anne Matard-Bonucci doit figurer en bonne place dans les bibliothèques de ceux souhaitant comprendre ce phénomène du XXe siècle dont les traces demeurent encore dans nos paysages politiques d’aujourd’hui. « 

L’Ours, mars 2019

Radio :

Marie-Anne Matard-Bonucci était l’invité de Nathanaël Vitrant sur RFI dans l’émission « Décryptage » le 23 mars 2018.

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