Les tiges de mil et les pattes du héron

Les tiges de mil et les pattes du héron

Lire et traduire les poésies orientales – I

29,00

Les « tiges de mil » et les « pattes du héron » sont l’image du désarroi. Celui qui, dans l’un des poèmes tamouls étudiés ici, saisit la poétesse quand elle se rend compte qu’elle n’est pas un objet d’amour pour l’homme qui lui a promis le mariage, mais une proie pour un séducteur. Une image qui convient parfaitement au poème, à la fois aimé et trahi par son traducteur.

Comment illustrer dans la traduction française le champ de liberté que représente le champ de mil ? Comment transmettre au lecteur le choc de la désillusion, provoqué dans l’original par la superposition des tiges élancées du mil et des longues pattes du héron ? Comment rendre en français cette apparition paradoxale, imaginaire et réelle, qui fait éclater la vérité comme un coup de théâtre ? Existe-t-il un type de difficultés spécifique à la traduction des poésies orientales ? Quelles solutions les traducteurs de langues orientales peuvent-ils apporter au dilemme de la traduction ?

Pour tenter de répondre à ce type de questions, il était nécessaire d’organiser les conditions d’un dialogue entre des praticiens de la traduction, spécialistes de langues et cultures orientales, et des spécialistes issus de différents domaines des sciences humaines (sociologie, histoire, littérature comparée, théorie de la littérature, esthétique, traductologie, etc.).

Le présent ouvrage constitue le premier volume des actes de la recherche « Lire et traduire les poésies orientales » (2005-2012). Il traite principalement des poésies de langues extrême-orientales (chinois, coréen, japonais, vietnamien) et des poésies de langues indiennes (bengali, gujarati, kannada, malayalam, panjabi, sanskrit, tamoul, télougou).

9782271077424
CNRS Alpha
28/06/2013
318
15.0 x 23.0 cm
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