Portraits

Portraits

Édition critique

45,00 (Disponible en numérique)

Albert Memmi naît en Tunisie en 1920, dans une modeste famille juive, de langue maternelle arabe.
Formé à l’Alliance israélite à Tunis, puis à l’université d’Alger, et à la Sorbonne, Memmi se trouve au carrefour de trois cultures et construit son oeuvre d’essayiste, mais aussi de fiction, sur la difficulté de trouver un équilibre entre Orient et Occident.
Avec la réédition de ses Portraits, accompagnée de nombreux textes critiques, il s’agit d’ouvrir, pour la première fois, le procès du postcolonial au Maghreb – le terme procès étant pris dans sa double acception de procédure de remise en cause et de processus. C’est donc à une pensée à l’oeuvre à laquelle ces Portraits nous donnent accès, de la situation coloniale à la situation postcoloniale.

  • Albert Memmi

    Né à Tunis en 1920, Albert Memmi est romancier et essayiste.

,
9782271079879
Planète libre
05/02/2015
1290
16.0 x 23.0 cm

Presse :

Albert Memmi était interviewé par Gaël Briand pour Le Peuple Breton en février 2015

« C’est un travail véritablement monumental, titanesque même, auquel se sont livrés le chercheur montpelliérain Guy Dugas et son équipe en se lançant dans une édition critique des portraits d’Albert Memmi. Résultat : Mille trois cents pages d’une écriture dense et serrée où l’on retrouve tout Memmi et plus encore. »

Jean-Pierre Alali, Crif.org

« Ce beau travail, ce bel enchaînement de livres que l’on peut désormais lire dans leur continuité apparaît à présent indispensable à tous ceux qui s’intéressent aux questions de colonisation et d’oppression. »

Guy Basset, Chroniques camusiennes

« Une édition critique des Portraits et autoportraits composés par cet écrivain pédagogue qui réfléchit autant qu’il interpelle, scrute, dénonce ou explique avec une vivacité inextinguible. »

Salim Jay, Qantara, avril 2015

« On ne peut résumer un tel ouvrage, d’une telle ampleur, si savamment commenté et annoté, mais il est évident que cette somme – ce monument de la pensée – devrait figurer dans toute bonne bibliothèque car, partant du minoritaire ou du marginal, elle touche à l’universel et atteint « l’humain trop humain », et de ce fait intéresse tout le monde. Chacun peut devenir un jour le juif de l’autre, le gay ou le goy de l’autre, le Noir ou l’Arabe de l’autre… À cet égard, on trouvera fort pertinentes ces deux épigraphes de L’Homme dominé : « Les pauvres sont les nègres de l’Europe » (Chamfort) et « Les femmes sont les prolétaires de l’homme » (Marx). OEuvre d’un amant de la liberté plus que d’un libertaire, ces Portraits ne visent, comme le dit leur auteur, qu’à « étudier les différentes manières de se libérer ». « Libérer » et « libération » sont, assurément, les termes les plus choyés par Albert Memmi. »

Albert Bensoussan, La Quinzaine littéraire, 1-15 juin 2015

 « Mentionnons d’abord le très volumineux hommage (1289 p.) rendu à Albert Memmi par Guy Dugas (Université de Montpellier) et son équipe, à partir d’une suite de textes qui ressortissent à un genre reconnu, mais dans d’autres contextes et pour des siècles plus anciens : « le portrait » qui permet à Guy Dugas de donner quelques belles pages sur une question qui ne relève pas seulement de la poétique. Répondant aux critères de la génétique textuelle définis par Pierre-Marc de Biasi, cette « édition critique » propose, en une suite continue de genèses dont on appréciera la parfaite érudition, suivies de très riches éléments critiques, cinq textes majeurs : Portrait du colonisé précédé d’un Portrait du colonisateur, Portrait du décolonisé arabo-musulman et de quelques autres, Portrait d’un juif, La Libération du juif, enfin L’Homme dominé. Chacun de ces textes a fait l’objet de rééditions, d’où l’intérêt de suivre par le menu (avec inscriptions des ajouts et des corrections) non seulement la logique d’une écriture, le dynamisme étonnant d’une pensée, mais aussi le mouvement des idées (politiques, sociales, philosophiques) qui couvrent plus d’un demi-siècle. »

Daniel-Henri Pageaux, Revue de littérature comparée, été 2015 (n°355)

« C’est un large pan de ce qu'[Albert Memmi] considérait comme son « combat politique » qui vient d’être publié dans ce recueil…. Il permet aussi, dans le droit fil de la critique génétique, l’accès à l’avant-texte (brouillons et notes inédits) de l’oeuvre finale. Des dossiers critiques de présentation et de réception assurent une meilleure compréhension du contexte historique et des polémiques engendrées. »

Ali Chabani, Le Monde diplomatique, mai 2016

Radio :

Albert Memmi était l’invité d’Yvan Amar sur RFI dans l’émission « La danse des mots », jeudi 26 février 2015

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