La musique au pas

La musique au pas

Être musicien sous l’Occupation

27,00 (Disponible en numérique)

Dans la France occupée, la musique est un outil essentiel de l’ambitieux dispositif culturel allemand. L’Allemagne ne se proclame-t-elle pas le pays de la musique, « Deutschland, das Land der Musik » ? Pour les vainqueurs, il ne fait aucun doute que la musique française doit s’incliner devant le génie allemand.

Durant quatre ans, une frénésie de musique s’empare alors de la population : théâtres bondés pour acclamer les grands solistes germaniques, mondanités franco-allemandes autour des concerts de prestige au service de la collaboration, artistes de renom offrant leur talent au poste allemand Radio-Paris…

Qu’est-ce donc alors qu’être musicien en situation d’occupation ? Est-ce que jouer engage ? Peut-on parler d’une musique « collaboratrice », ou « résistante » ? Comment la scène musicale a-t-elle réagi à l’exclusion de ses artistes juifs, à la collaboration de ses plus éminents compositeurs et interprètes ? Quelle a été, enfin, la réalité et la portée de son épuration ?

Karine Le Bail signe la première grande étude sur cette mise au pas de la musique sous l’Occupation, et dévoile, à partir d’archives inédites tant françaises qu’allemandes, un pan méconnu de la vie culturelle des années noires.

Prix 2016 du meilleur livre sur la musique dans la catégorie  » essai  » décerné par l’Association professionnelle de la critique de théâtre, musique et danse. 

Prix France Musique des Muses 2017 dans la catégorie « essai ».

  • Karine Le Bail

    Est historienne, chercheuse au CNRS (Centre de recherches sur les arts et le langage, CNRS/EHESS) et productrice sur France Musique (Les Greniers de la mémoire, À pleine voix).

9782271069955
24/03/2016
440
15.0 x 23.0 cm

Presse :

« La Musique au pas s’ouvre au domaine classique et nous fait comprendre en quoi, dans la capitale occupée, les affaires orchestrales furent un authentique jeu de pouvoir. »

L’Express Styles, 23-29 mars 2016

« Dans La Musique au pas, une somme très complète, l’auteure se concentre sur les lieux où la musique – classique – se jouait, notamment à Radio Paris, où s’est créé un orchestre radiophonique, ou encore à la Radiodiffusion nationale de Vichy. »

Nicolas Weil, Le Monde des Livres, 22 avril 2016

« Partitions » franco-allemandes de 1940, Révolution nationale, salons mondains, ambiguïtés, compromissions, zèle antisémite, collaboration, réalités et limites d’une Résistance musicienne, corporatisme de classe et paradoxes de l’épuration… L’ensemble est prodigue en révélations, confirmations, remises en question. »

Frédéric Gaussin, La lettre du musicien, avril 2016

« De la mainmise de l’Allemagne sur les moyens de diffusion (Radio Paris) à l’actualité des concerts (les tournées de l’emblématique Orchestre philharmonique de Berlin avec Bohm, Karajan ou Krauss) en passant par le quotidien des artistes, elle dresse un tableau précis et vivant de la vie musicale en France durant ces années noires. »

Philippe Venturini, Classica, mai 2016

« L’objet de la chercheuse n’est pas de d’endosser la robe du juge, mais de réfléchir à la portée politique du geste musical en rappelant avec quelle clémence il fut apprécié au moment de l’épuration : peut-on en effet parler d’une musique « collaboratrice » ou « résistante »? Comment la scène musicale a-t-elle réagi à l’exclusion de ses artistes juifs, à la collaboration de ses plus éminents compositeurs et interprètes? Autant de questions et de réponses exemplaires. »

Bertrand Dermoncourt, L’Express, 8-14 juin 2016

« Considérée comme une source d’émotions plutôt que d’idées, la musique serait-elle apolitique par essence, comme le suggérait Sartre ? Et peut-on, sans conséquences, jouer une symphonie ou un opéra avec ou devant ceux qui écrasent son pays, accepter leurs invitations, s’accommoder de leurs exigences ? Cette question-là, névralgique, infuse La Musique au pas, remarquable synthèse de la vie musicale en France sous l’Occupation. »

Sophie Bourdais, Télérama, 22 juin 2016

 » Dans La Musique au pas, être musicien sous l’Occupation, l’historienne Karine Le Bail démonte, avec une remarquable qualité d’écriture et un souci de clarté exemplaire, les rouages administratifs du vaste dispositif culturel mis en place par les autorités nazies pour que « la musique française s’incline devant le génie allemand », à renfort de mondanités et de concerts reunissant des solistes de prestige. »

François Laurent, Diapason, été 2016

« A mesure que la Wehrmacht recule, la musique allemande avance. Wagner est mis a toutes les sauces à l’Opéra de Paris, le Staatsoper de Berlin déboule régulièrement au pas de charge avec a sa tête le fringant Karajan. Et, apres le concert, il y a souvent le reconfort les pincefesses postmusicaux voient Lucien Rebatet, Sacha Guitry, Christian Dior ou la baronne Seilliere trinquer avec des uniformes vert-de-gris. »

Alain Guédé, Le Canard Enchaîné, 10 août 2016. 

Radio :

Karine Le Bail était l’invitée de Lionel Esparza sur France Culture dans l’émission « Classic Club », mercredi 23 mars 2016.

Karine Le Bail était l’invitée de Vincent Josse sur France Musique pour l’émission « La Matinale culturelle », lundi 6 juin 2016.

Karine Le Bail était l’invitée de Frédéric Hutman sur RCJ, dimanche 19 juin 2016.

Karine Le Bail était l’invitée de Leila Kaddour-Boudadi sur France Inter pour l’émission « Le Mag de l’été », vendredi 12 août 2016.

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