La Révolution terrorisée

La Révolution terrorisée

23,00 (Disponible en numérique)

Une caricature paraît en 1794 : Robespierre ne serait qu’un tyran obsédé par la mort jusqu’à vouloir « se décapiter lui-même après avoir guillotiné le dernier des Français ». La France selon Robespierre, République de la Terreur, ressemble dans ces images traumatisantes à un immense cimetière où se déversent des fleuves de sang. Le cadavre envahit les représentations.

Étudier ce moment politique saisi par la terreur, voici le sens de cet ouvrage, qui réunit une dizaine d’études d’Antoine de Baecque. En observant les diverses formes de violence symbolique, physique ou mise en scène qui envahissent alors l’espace politique, l’historien fait une place à l’Hercule, cette Force armée de sa massue qui s’impose comme nouvelle allégorie de la France, prenant une place aux côtés de la déesse Liberté. Car il s’agit de donner corps à la République et d’impressionner ceux qui l’attaquent, tout en créant un corps colossal qui puisse légitimement combattre le géant monarchique en terrorisant les ennemis du peuple.

Ce livre propose de relire et de repenser la Terreur, en montrant que la présence concrète des cadavres et la puissance de l’imaginaire morbide permettent aux révolutionnaires de prendre la (dé)mesure de la violence des bouleversements qu’ils engendrent, et justifier ainsi leur politique d’effroi.

  • Antoine de Baecque

    Antoine de Baecque, professeur à l’École normale supérieure, historien de la culture politique, est spécialiste des représentations, du XVIIIesiècle au cinéma ...

9782271116062
05/10/2017
240
14.0 x 22.0 cm

« Du massacre de la princesse de Lamballe à la figure de Robespierre en passant par les débats histonographiques, ce tour d’horizon ne propose pas de nouvelles interprétations, maîs constitue une intéressante manière de saisir l’histoire par ses fantaisies, c’est à dire par ses imaginaires. »
L’Histoire, septembre 2017

« Étudier ce moment politique saisi par la terreur, voici le sens de cet ouvrage, qui réunit une dizaine d’études d’Antoine de Baecque. »
Fabula, octobre 2017

« Utilisé comme arme politique après 1794, le rire trouve ici une place. Cependant, ce sont avant tout les horreurs de la Révolution qui nourrissent ces pages, hantées par le problème que constitue, encore aujourd’hui, la « Terreur », essentiellement abordée sous l’angle des violences. »

L’Histoire, septembre 2017

« Avec la Révolution terrorisée (CNRS-Editions), Antoine de Baecque, professeur à l’Ecole normale supérieure de Paris, explore la façon dont la violence, symbolique ou physique, s’impose aux corps avant et pendant la Terreur. »

Thibaut Sardier, Libération, mars 2018

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