L'ordre matériel du savoir

L’ordre matériel du savoir

Comment les savants travaillent (XVIe-XXIe siècles)

25,00 (Disponible en numérique)

L’article, le graphique, la fiche, le poster, le cahier de laboratoire sont quelques-uns des nombreux outils du travail scientifique étudiésdans cet ouvrage qui offre une histoire matérielle de la culture savante entre le XVIe et le XXIe siècle. Il rend manifeste, de la médecine à l’archéologie, de la géographie à la chirurgie, ce que l’on ne voit pas ou plus dans les résultats : la masse imposante de l’outillage à disposition, sa grande diversité, son accroissement constant. S’y ajoutent les ressources des savants eux-mêmes, celles de leurs sens éduqués ou amplifiés par de multiples instruments. Les configurations fascinantes que ces outils et leur
emploi créent entre écrit, image, parole, regard et geste révèlent le caractère composite, multimédia et multisensoriel, de l’ordre raisonné du savoir.
Explorer la science dans sa matérialité éclaire d’un jour nouveau des pans entiers de l’histoire intellectuelle. Les outils de travail ne sont pas de simples à-côtés des idées. Ils participent étroitement à la connaissance, entre objectivité scientifique et éléments empruntés à l’expérience des sens.
Un essai d’anthropologie des savoirs qui porte un regard original sur l’ordinaire de la science.

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9782271081193
09/04/2015
362
15.0 x 23.0 cm

« [Françoise Wauquet] s’emploie à montrer ce qu’on ne voit pas pour saisir comment fonctionne la téte du chercheur. [… L’ouvrage] aborde la science non pas comme destination du savoir, mais comme point de départ [et répond] non pas à la question épistémologique ‘qu’est-ce que la science ?’ mais ‘pourquoi la science ?’ Pour expliquer la manière dont elle se fait et comment elle se transmet. »

Livres Hebdo, 27 mars 2015

 

« Grâce à cet essai sur la culture matérielle savante du xvie siècle à nos jours, on voit ce que l’on ne perçoit pas ou plus dans les résultats publiés par les chercheurs : la masse imposante de l’outillage à disposition, sa grande diversité, son accroissement constant. »

Le Journal du CNRS, printemps 2015

 

« Ce livre ouvre en tout cas maintes pistes très riches et invite à creuser le sillon de l’étude des savants au travail à partir d’une approche matérielle – voire matérialiste – qui enrichit nos compréhensions des sciences modernes. »

François Jarrige, L’Histoire, juin 2015

 

« le livre non seulement se lit sans difficulté aucune, mais est passionnant de bout en bout, en ce qu’il décrit l’histoire des sciences (principalement l’archéologie, l’histoire de l’art, la géographie, la botanique, la biologie, la médecine, la chirurgie) non à partir des théories qui se sont enchaînées, ni même des grandes inventions, mais, justement, à partir des « outils de travail » des chercheurs, « employés pour repérer et traiter l’information, pour produire et transmettre », qui se réfèrent tant à l’écrit, à l’imprimé qu’à l’image et au numérique, et qui, récents ou archaïques, continuent à coexister pacifiquement : le livre, le séminaire, le carnet, les fiches, les polycopiés, les PDF, le poster (« forme actuellement dominante de la communication scientifique »), l’archive, la loupe, le graphique arbre, l’article (en format IMRAD « Introduction, Methods, Results and Discussion » ) le e-journal le « cahier de laboratoire », les images (du croquis à l’imagerie médicale), les bases de données, les Moocs, la photographie, ou encore le corps humain lui-même, la main, les bouts des doigts, les organes sensoriels et leurs extensions (du télescope aux rayons X). En somme un inventaire raisonné de ce qui se trouve au quotidien « sur la table du savant » — souvent un capharnaum — et qui, dans sa matérialité, éclaire aussi d’une lumière particulière la façon dont « viennent les idées » et les connaissances, dont elles sont communiquées, conservées, reprises… »

Robert Maggiori, Libération, 4 juin 2015

 

« L’auteure vise l’élaboration d’une « écologie du savoir ». […] La démarche adoptée consiste en volonté d’inventorier, décrire, analyser.

Christian Ruby, nonfiction.fr, 19 juin 2015

 

« F. Waquet fait un pari différent, difficile à tenir, très ambitieux par son objet, et philosophiquement plus modeste. »

Nicolas Journet, Sciences Humaines, 22 juin 2015

 

« Rédigé par Françoise Waquet, directrice de recherche au CNRS et historienne, cet essai est une tentative de réponse à travers l’histoire du raisonnement scientifique, depuis ses premiers balbutiements au XVIe siècle, jusqu’à l’ère moderne. »

Spectra Analyse, juillet août 2015

 

« En rendant intelligibles dans la longue durée la diversité et la logique de ces pratiques intellectuelles, le livre de Françoise Waquet appartient au tournant matériel de l’histoire des savoirs. »

Stéphane Van Damme, La Quinzaine littéraire, 1er septembre 2015

 

« Françoise Waquet détaille les outils qui accélèrent leurs recherches: catalogues numérisés, bases de données, bibliothèques numériques et portails constituent une masse colossale d’informations accessibles en quelques clics, qui bouleverse les pratiques de la culture savante. »

EM, Les Cahiers de Sciences & Vie, août 2015

 » Dans un style clair, structuré et élégant, Françoise Waquet propose une véritable étude de l’écologie du savoir considérant le monde intellectuel comme un milieu. Elle l’explore sous l’angle de l’utilisation des outils dans la production du savoir, renouvelant brillamment la perception du travail scientifique et dépassant la succession classique : écrit, imprimé et numérique. »

Anaïs Fontaine, Nonfiction.fr, 24 mai 2016

Françoise Waquet était l’invitée de Sophie Joubert pour « Autour de la question » sur RFI le vendredi 11 septembre 2015.

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