Le dernier empire de la presse

Une Sociologie du journalisme au Japon

23,00 (Disponible en numérique)

À l’heure où la transition numérique paraît achevée dans les pays occidentaux (baisse des tirages, digitalisation, concurrence des médias gratuits en ligne), la presse japonaise affiche une santé à faire pâlir ses homologues de jalousie. Les quotidiens au plus fort tirage dans le monde, le Yomiuri Shinbun (autour de 8 millions d’exemplaires par jour) et l’Asahi Shinbun (6 millions), sont tous deux édités dans l’archipel. Longtemps perçu comme le pays de la modernité électronique et informatique, le Japon paraît présenter dans ce domaine une capacité de résistance inattendue aux nouvelles technologies.
À cette singularité s’en ajoute une autre : on n’y trouve ni école de journalisme, ni association ou syndicat représentatif de la profession. Autrement dit, la résilience de la presse se double d’une sous-institutionnalisation du métier de journaliste.
Pour éclairer ce paradoxe, César Castellvi s’est immergé pendant plusieurs années dans la rédaction d’un des plus grands journaux du pays. Il s’attache à mettre en lumière le fonctionnement d’un modèle singulier et néanmoins typique de l’organisation du travail au sein du capitalisme nippon du XXe siècle. Un modèle aujourd’hui bousculé par une crise des vocations, une nette féminisation du métier et la fin de l’anonymat des journalistes, sur fond d’érosion des tirages. Le dernier empire de la presse serait-il, à son tour, en train de s’éteindre ?

9782271136954
13/01/2022
304
14 x 20.5 cm

« Soulignant une stabilité de l’emploi (« On fait toute sa carrière dans le même journal »), le chercheur pointe « l’indépendance de la presse par rapport au pouvoir », le vieillissement du lectorat, mais aussi « la baisse du nombre de candidats voulant postuler dans une rédaction ».

Olivier Bohin, L’Écho Républicain, le 16 janvier 2022.

Les médias en parlent